Crise des Gilets jaunes : "J'ai ma part de responsabilité", reconnaît François Hollande

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La colère des Gilets jaunes

MEA CULPA - Dans un entretien avec les lecteurs du journal belge "Le Soir", l'ancien président de la République estime qu'il a sa "part de responsabilité" dans la crise des Gilets jaunes.

C'est une sorte de mea culpa... Ce jeudi soir, l’ancien président François Hollande était l’invité d’un débat en Belgique organisé par le journal Le Soir. L'occasion pour lui de revenir sur la crise des Gilets jaunes et sa gestion par son ancien ministre de l'Economie et des finances devenu son successeur, Emmanuel Macron. 

Pour François Hollande, cette colère des Gilets jaunes, il l'a perçue, en parcourant la France, depuis la fin de son mandat. Il en reconnaît même une part de responsabilité. "Comme acteur politique qui a exercé le pouvoir, j'ai ma part de responsabilité", ajoute l'ex-chef de l'Etat dans cette interview parue samedi.

"Décisions malencontreuses prises depuis l'été 2017"

Mais la gestion de cette crise ne semble pas le satisfaire. "Si cette protestation largement soutenue par l'opinion publique avait obtenu une réponse plus tôt, les débordements auraient pu être évités, tout comme la répétition des manifestations", a estimé l'ancien locataire de l'Elysée. Pour lui, cette colère résulte en partie "d’une part, par les décisions malencontreuses prises depuis l’été 2017 en matière d’impôts, d’autre part, par un certain nombre de déclarations qui n’avaient pas toujours été bien comprises", estime-t-il.

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Mais il condamne la violence qui parsème les rendez-vous des manifestants : "Rien ne justifie la violence (...). Ce mouvement a traduit une volonté de prise de parole et des revendications, dont beaucoup traduisent un besoin de reconnaissance et de dignité pour lesquelles il faut maintenant trouver un débouché", souhaite François Hollande.

François Hollande a rencontré à plusieurs reprises des Gilets jaunes" depuis le début du mouvement, critiquant au passage Emmanuel Macron. Celui-ci l'avait accusé à mots couverts fin novembre de "cynisme" et d'être "sans doute plus à l'origine de la situation que nous vivons que le gouvernement" actuel.

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Selon François Hollande, le Grand débat lancé à la mi-janvier par l'exécutif pour tenter de répondre à la crise, "peut être l'occasion d'étancher cette soif de participation, à condition que sa conclusion soit à la hauteur des attentes", prévient-il. Interrogé sur son avenir politique, il répond : "Je ne suis pas dans la perspective de revenir à la direction d'un parti ou de briguer une élection. Mon seul souci c'est d'être utile".

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