Dans une prison de l'Hérault, les détenus montent une cagnotte pour aider un surveillant pénitentiaire devenu veuf

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POUR LE GESTE - Des détenus d'une maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) ont monté une cagnotte afin de venir en aide à un de leur surveillant, père de 4 enfants, qui a brutalement perdu sa femme.

Les détenus de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, dans l'Hérault, se sont organisés pour soutenir un de leur surveillant, récemment devenu veuf. C'est une belle histoire qui détonne dans le milieu carcéral et que rapporte France Bleu Hérault. 


Etienne, ce surveillant de 55 ans est père de quatre enfants en bas âge. Le décès de son épouse a été brutal, et la nouvelle a touché les détenus de la prison dans laquelle il travaille depuis maintenant plus de 30 ans. Après lui avoir écrit une lettre pour lui témoigner leur soutien, ils ont décidé de monter une cagnotte pour lui apporter une aide financière dans ce dur moment. Avec l'accord de la direction de l'établissement, qui compte plus de 800 détenus, les prisonniers ont alimenté la cagnotte avec leurs propres revenus.

Des liens qui se créent "qu'on le veuille ou non"

France Bleu rapporte aujourd'hui cette touchante action, que le collègue d'Etienne, Grégory Jalade, tient à souligner. "On a coutume de dénoncer - à juste titre - les agressions que subissent les personnels pénitentiaires, mais nous nous devons aussi de souligner les comportements positifs des personnes détenues lorsque celles-ci montrent de la reconnaissance envers les personnels pénitentiaires" a témoigné le secrétaire interrégional du syndicat FO dans la région.


Selon lui, cette cagnotte est une belle preuve "qu'Etienne bénéficie de beaucoup de sympathie de la part de la grande majorité des détenus. C'est quelqu'un de très respectueux et de très respecté dans ses pratiques professionnelles." Et Grégory Jalade s'en réjouit : "C'est quelque chose qui me fait extrêmement plaisir pour lui qui vit des moments difficiles". Le syndicaliste est également revenu sur ces relations si particulières à l'intérieur de la prison. "Nous côtoyons des personnes détenues pendant des années et des années, cela crée des liens qu'on le veuille ou non", a-t-il expliqué. 

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