"Laissez-nous prier" : de Nantes à Strasbourg, des catholiques réclament le retour de la messe

"Laissez-nous prier" : de Nantes à Strasbourg, des catholiques réclament le retour de la messe

CONFINEMENT – Des catholiques se sont rassemblés ce dimanche devant des lieux de culte, notamment à Nantes à Rennes, Bordeaux ou encore Lyon. Leur objectif : faire plier le gouvernement sur l’interdiction des célébrations religieuses pendant le confinement.

Des rassemblements de catholiques ont eu lieu ce dimanche 15 novembre dans plusieurs villes de France, suite à l’appel, entre autres, du mouvement intégriste Civitas à une opération nommée "Rendez-nous la messe". Tandis qu'une manifestation était autorisée à Nantes, celle prévue place Saint-Sulpice à Paris a été interdite samedi par la préfecture de police, qui a estimé qu'elle ne respecterait pas les normes sanitaires. Les organisateurs de l'événement sur Facebook ont demandé aux quelque 900 participants annoncés de respecter la mesure, les invitant "à se rendre dans son église de quartier comme la loi l’y autorise".

À Strasbourg, la manifestation autorisée par la préfecture a commencé ce dimanche en fin de matinée, avec pour slogan principal "Laissez-nous prier", rapporte France Bleu. Scène similaire à Bordeaux, comme en attestent  des images sur les réseaux sociaux, où plus de 300 catholiques ont commencé à se réunir au même moment devant la cathédrale Saint-André. Des dizaines de personnes se sont également agenouillées pour prier, ce qui a valu aux organisateurs une convocation au commissariat, la loi n'autorisant pas la prière sur la voie publique. A Lyon, des fidèles se sont donnés rendez-vous en fin d'après-midi place Bellecour "pour le retour des messes publiques", en dépit du message de Mgr Michel Dubost, l'administrateur apostolique,  à faire preuve de "patience" et à ne pas se rassembler. 

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Une décision du Conseil d'Etat qui ne passe pas

Leur objectif est clair : faire plier l’exécutif sur la célébration de la messe, interdite pendant le confinement. Ces réunions devant des églises, basiliques ou cathédrales font écho à la décision du Conseil d’Etat du 9 novembre de maintenir cette interdiction en raison de la dégradation de la situation sanitaire.

Dimanche 8 novembre, environ 500 personnes s'étaient réunies sur le parvis de la cathédrale de Nantes tandis que 550 autres s'étaient retrouvées devant celle de Versailles quelques heures plus tard, répondant à l’appel lancé sur les réseaux sociaux par trois étudiants, d'après l’évêque auxiliaire de la ville à l’AFP. À Paris, des centaines de catholiques ont entamé vendredi 13 novembre une prière de rue devant l’église Saint-Sulpice et à Rennes, 250 fidèles se sont rassemblés le lendemain pour défendre la liberté de culte. 

"Je ne souhaite pas envoyer les policiers et gendarmes verbaliser des croyants devant une église, évidemment, mais s’il s’agit d’un acte répété et manifestement contraire aux lois de la République, je le fera ce week-end", a prévenu Gérald Darmanin sur France info. Les représentants des cultes doivent être reçus en début de semaine par le ministre de l’Intérieur. Ce dimanche sur LCI, le président LR du Sénat Gérard Larcher s'est quant à lui prononcé pour une reprise des messes, dans le respect des "conditions sanitaires", y voyant là "une liberté fondamentale" à laquelle "le gouvernement doit être attentif".

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