Déconfinement : train, métro, covoiturage, comment vont s'organiser les transports en commun après le 11 mai ?

Déconfinement : train, métro, covoiturage, comment vont s'organiser les transports en commun après le 11 mai ?
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DÉCONFINEMENT - Le gouvernement a dévoilé ce jeudi les derniers détails du plan de déconfinement qui doit entrer en vigueur à compter du lundi 11 mai. Au niveau des transports en commun, l'offre va être augmentée et le nombre de voyageurs limités.

À partir de lundi 11 mai, la France va entrer dans une nouvelle phase de la gestion de l'épidémie de coronavirus. Les huit semaines de confinement strict vont laisser place à un déconfinement progressif. Dès lors, une partie des salariés ne pouvant pas télétravailler vont retourner au sein de leur entreprise. 

Les transports en commun doivent donc s'adapter pour ne pas devenir de nouveaux foyers de contamination. Face à ce "défi considérable", la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a dévoilé ce jeudi les détails de l'organisation des transports en commun. 

Au moins 50% des transports urbains circuleront

Afin de transporter l'ensemble des salariés qui le désirent, l'offre des transports en commun va être significativement augmentée. "L'objectif du gouvernement est de permettre, à ceux qui le doivent, de se déplacer, tout en assurant la protection des usagers et du personnel des transports", a affirmé la ministre. En ce sens, l'État souhaite "augmenter l'offre" de transports "le plus vite possible, et maîtriser très fortement la demande". C'est pourquoi à partir du 11 mai, l'offre de transports représentera "au moins 50% des capacités habituelles, avec un objectif de 100% d'ici début juin", a-t-elle annoncé (voir vidéo en tête de cet article).

À Paris, la situation est encore différente. "La RATP doit passer l'offre de transports de 30 à 75%" d'ici à lundi, a prévenu Elisabeth Borne. Mais la fréquentation du réseau ferroviaire parisien, actuellement autour de 6% du trafic habituel, doit être "limitée à 15%" pour respecter la distanciation physique. La ministre rappelle donc aux entreprises qui le peuvent que "le télétravail reste la règle", et qu'il "est demandé aux employeurs d'étaler les horaires d'arrivées et de départs des salariés" afin de limiter le flux de voyageurs aux heures de pointe. À ces horaires, une attestation sera nécessaire.

Les équipements de transports adaptés, des gares pourront être fermées

Pour faciliter la distanciation physique, un marquage au sol a commencé à être mis en place dans les transports, sur les quais et dans les gares. Des mesures comme la distribution de gel hydroalcoolique et la condamnation d'une partie des sièges dans les trains vont également être en vigueur. En outre, les transports doivent être "désinfectés au moins une fois par jour", a annoncé la ministre.

De plus, "les collectivités en charge des transports doivent prendre les dispositions pour limiter l'affluence" dans les transports collectifs, "en régulant les entrées, ou en fermant certaines gares ou stations en cas de sur-fréquentation", demande le gouvernement. Par ailleurs, le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans et les contrevenants seront passibles d'une amende de 135 euros.

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Pour limiter l'affluence dans les transports, la ministre encourage d'utiliser les modes de transports alternatifs, mais pas la voiture. "Afin de limiter les pics de pollution, nous voulons limiter le trafic automobile", a indiqué Elisabeth Borne, qui privilégie le vélo.

En revanche, si les transports urbains seront renforcés, les déplacements inter-régionaux seront, eux, déconseillés. Afin de les limiter, la ministre de la Transition écologique annonce que leur offre "va être volontairement réduite". Seuls 20 à 30% des transports inter-régionaux (TGV et Intercités) circuleront à partir du 11 mai, et 40% fin mai. "Les réservations y seront obligatoires et l'occupation des trains sera plafonnée à 50% du total des places", a affirmé Elisabeth Borne.

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