Déconfinement : la Corse reconnait ne pas pouvoir imposer son passeport sanitaire

Déconfinement : la Corse reconnait ne pas pouvoir imposer son passeport sanitaire
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ÉPIDÉMIE - Gilles Simeoni, le président du Conseil exécutif de Corse, a finalement reconnu qu'il n'avait pas la main pour imposer son fameux "green pass" aux futurs touristes arrivant sur l'île.

Il ne perd pas tout espoir. Le président nationaliste du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni a réaffirmé sa volonté de garantir la sécurité sanitaire pour le tourisme tout en reconnaissant qu'il n'avait "pas la volonté ou les moyens d'imposer à quiconque" son passeport sanitaire pour accéder à l'Ile de Beauté.

"Nous avons fait une proposition, elle est sur la table, elle est perfectible, elle est susceptible d'être modifiée", a-t-il déclaré lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée de Corse, en référence à sa proposition de "green pass" ou "passeport sanitaire" qui vise à conditionner l'entrée dans l'île à la présentation d'un test négatif au Covid-19.

Dans l'attente de la position du gouvernement

L'idée était d'imposer à toutes les personnes souhaitant séjourner sur l'île un test sérologique au Covid-19 afin de limiter la contagion via l'arrivée massive de touristes. "Ce dont ont besoin les professionnels, c'est de lisibilité et je l'ai dit et répété au gouvernement depuis le 7 mai", a déclaré Gilles Simeoni. Il appelle d'ailleurs le gouvernement à se prononcer rapidement sur sa proposition. Le Premier ministre Edouard Philippe n'a fait aucune référence à la Corse lors de ses annonces jeudi sur la poursuite du déconfinement. Les deux départements qui composent ce territoire, Haute-Corse et Corse-du-Sud, sont classés en vert. 

Accusé par les professionnels du secteur du tourisme et l'opposition de condamner à mort la saison touristique avec la demande de ce "green pass" et l'incertitude qu'elle engendre quant aux conditions d'accès à l’île, il a martelé vouloir "tout faire pour réussir la saison touristique". Si l'objectif initial était de rassurer les touristes, il pourrait aussi en décourager plus d'un et qui se rendraient finalement vers une autre destination plus simple d'accès. 

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Le secteur touristique est vital pour l'économie de l'île. 30% du PIB de la Corse provient de ce secteur, contre 7% pour l'ensemble de la France. L'année dernière, 1,6 million de personnes sont venues sur l'île durant les deux mois de juillet et août.

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