Déconfinement : et si le 11 mai n'avait pas lieu ? Les Français attendus au tournant

Déconfinement : et si le 11 mai n'avait pas lieu ? Les Français attendus au tournant
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PANDÉMIE - Le ministre de la Santé l'a encore dit et répété : rien ne garanti, pour l'heure, que la période de confinement sera levée le 11 mai prochain, comme c'était pourtant prévu initialement. Fatalistes, les Français semblent toutefois s'être faits une raison.

La date semblait pourtant arrêtée. Nombre de Français l'avait même cochée sur leur calendrier en comptant religieusement,  les jours qui les séparent de cette ultime journée de confinement. Mais voilà, depuis quelques jours, les choses ont un peu changé. Dans un entretien au Parisien, le ministre de la Santé a ainsi mis en garde ce dimanche contre un relâchement du confinement qui pourrait retarder sa levée prévue le 11 mai. Le comportement des Français va avoir un poids considérable, a-t-il martelé. La décision concernant la date définitive du déconfinement sera connue jeudi prochain, a fait savoir le gouvernement. 

D'ici là, pour espérer retrouver un peu de liberté, les Français vont devoir se tenir à carreau. A Paris, l'une des villes les plus touchées et qui est classée en "zone rouge", les habitants font preuve de philosophie. "Si nous ne sommes pas sortis de cette situation, nous allons devoir prolonger après le 11 mai. Jusqu’à fin juin ou début juillet ?", s’interroge un riverain, sorti pour prendre l’air et faire son jogging. "On espère que cela ne va pas durer jusqu’en septembre", souhaite un autre.

Il faut faire avec, c’est pour le bien de tout le monde.- David Forget, poissonnier à Gisors (Eure).

Bref, la prudence reste de mise. Et chacun essaie autant que possible de se faire une raison. "Avec mon entreprise, nous avons pu nous organiser pour travailler à distance. Cela fait quelques semaines que l’on travaille en mode dégradé. On y arrive malgré tout. S’il faut rester confiner quelques semaines ou quelques mois de plus, il faudra bien faire avec", explique un patron à TF1. Pour d’autres, cependant, cela commence à être long. "Du point de vue nerveux ou psychique, c’est difficile", reconnaît un Parisien. "Il faut que la vie reprenne. L’économie chute. Il faut avancer maintenant", estime une autre passante.

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Dans l’Eure, déplacement placé en zone verte, le confinement n’est pas respecté de manière aussi stricte qu'à Paris. Mais il ne semble pas peser outre-mesure. "Ma femme est enceinte, je préfère rester à la maison", confie un vélocycliste, qui profite des beaux jours pour s’offrir une promenade en forêt.  Les commerçants, eux-aussi, se veulent compréhensifs. "Je ne vais pas me plaindre. J’ouvre ma boutique tous les matins. Effectivement, je dois faire face à une perte de chiffre d’affaires. Il faut faire avec, c’est pour le bien de tout le monde", considère David Forget, poissonnier à Gisors.

Et puis il y a aussi les éternels optimistes. "Le jardin est propre. Il n’y a plus de mauvaises herbes. J’ai même fait une allée", se réjouit un retraité à la main verte, pour qui cette période n’est pas si terrible à vivre. 

Nous allons l'atteindre, j'en suis convaincu, parce que les Français ont fait des efforts significatifs depuis le début du confinement.- Christophe Castaner.

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Ce dimanche 3 mai, saluant "l'engagement des Français", Christophe Castaner a tenu à rappeler que la date prévue initialement demeure la priorité du gouvernement. "Notre objectif est clair, net, précis : c'est le déconfinement (...) dès le 11 mai", a déclaré le ministre de l'Intérieur invité du Grand jury RTL/Le Figaro/LCI. "Nous allons l'atteindre, j'en suis convaincu, parce que les Français ont fait des efforts significatifs depuis le début du confinement et je n'imagine pas une seconde qu'ils lèvent leur engagement et que du coup, ils fassent courir un risque collectif à chacun", a-t-il dit.

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