Déminage à Paris : comment vont être prises en charge les personnes sans-abri ?

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BOMBE - Dimanche 17 février, un périmètre de sécurité est demandé par la préfecture de police dans le quartier de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris, afin de faire exploser un obus de la Seconde Guerre mondiale. Environ 1800 habitants vont être évacués. Mais comment seront prévenues et prises en charge les personnes vivant à la rue ?

Un quartier entier évacué. Dimanche 17 février, près de 1800 personnes au total vont être déplacées pendant une grande partie de la journée, aux alentours du métro La Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris. En cause ? Une opération de la préfecture de police après la découverte d'une bombe d'aviation de la Seconde Guerre mondiale sous le périphérique. 


Le temps que l'obus soit déplacé, mis dans un caisson non loin de là puis explosé de manière sécurisée, les forces de l'ordre exigent qu'un périmètre de 300 mètres soit respecté. D'après nos vérifications, le message est bien passé concernant les habitants du quartier, de part et d'autres du périphérique. Ceux-ci ont été prévenus "il y a trois jours par le concierge" ou simplement "hier par une affiche placardée dans le hall de l'immeuble", pour les résidents contactés par LCI. 

Un premier essai dans le calme

Une consigne transmise, à chaque fois, par le biais de la copropriété. Qu'en sera-t-il alors pour les personnes vivant à la rue dans ce quartier populaire où survivent de nombreux sans domicile fixe et migrants ? Colombe Brossel, adjointe à la mairie de Paris chargée de la sécurité explique à LCI qu'une "attention toute particulière a été apportée aux personnes à la rue, qui sont dans le secteur" de la zone de déminage. "Nous avions déjà procédé la semaine dernière à une opération, cela s’était passé dans le calme. Depuis mercredi, nous avons mobilisé les maraudes municipales ainsi que de France Terre d’Asile pour informer ces personnes du fait qu’elles ne pourraient pas rester sur place" détaille-t-elle encore, ajoutant : "Cela concerne environ 150 à 200 personnes." 


Demain dimanche, le message sera à nouveau passé dès six heures du matin. Contacté par LCI, Pierre Henry, président de France Terre d'Asile confirme ces informations et ne note aucun problème particulier dans l'organisation. "Nous allons simplement les déplacer. Mercredi dernier, cela s'est fait sans difficulté."

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