Des militants d'Extinction Rebellion ont (encore) occupé le site parisien de Lafarge

Des militants d'Extinction Rebellion ont (encore) occupé le site parisien de Lafarge
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POLLUTION - Des militants d'Extinction Rebellion se sont introduits ce vendredi sur le site de Lafarge Mirabeau à Paris. Dans une série de tweets, ils expliquent vouloir dénoncer les agissements du groupe, accusé d'avoir déversé des déchets polluants à Paris.

C'est la seconde fois en quelques mois que le cimentier Lafarge est visé par des militants climatiques. Ce vendredi, des membres du mouvement Extinction Rebellion ont occupé le site de Lafarge Mirabeau, sur les bords de Seine à Paris. Plusieurs individus se sont introduits dans une barge pour y brandir des revendications, tout en appelant les riverains à les y rejoindre. "À l’heure de la 6e extinction de masse, nous ne pouvons pas rester sans dénoncer ces actes criminels, et nous devons imposer une alternative à ces matériaux de construction non durables !", lance Extinction Rébellion sur Twitter.

Une enquête ouverte contre Lafarge et de fortes sanctions envisagées

Ces récriminations font suite à la diffusion le 1er septembre par l'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) d'une vidéo dévoilant un déversement de béton dans la Seine au niveau du quai de Bercy. Alertée, la police a constaté un trou dans la cuve des eaux usées, se déversant alors dans le fleuve en charriant un mélange de particules de ciment, de liquides de traitement et de plastique. A la suite du dépôt de deux plaintes, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "déversement de substances nuisibles par personne morale, jet ou abandon par personne morale de substances nuisibles et utilisation de produits phytosanitaires sans respecter les conditions d'utilisation".

Lafarge, lui, déplore "un accident tout à fait exceptionnel et indépendant de sa volonté" et affirme avoir été "victime d’une détérioration manifestement délibérée d’une plaque d’étanchéité qui a entraîné un écoulement temporaire d’eau recyclée dans la Seine". Ports de Paris, qui attribue les concessions sur les berges de Seine, a annoncé ce jeudi à l'Agence France-Presse (AFP) renforcer ses contrôles et envisage de fortes sanctions contre Lafarge, si l'enquête en cours conclut à un écoulement délibéré de matériaux polluants dans le fleuve.

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Des actions déjà similaires

En février, des militants d'Extinction Rebellion (XR) avaient déjà mené une action contre un site du cimentier Lafarge à Paris et interpellé les candidats à la mairie de Paris sur les actions potentiellement polluantes de l'entreprise. Ils avaient alors déjà filmé, à l'époque, une vidange de cuves dont le contenu "se dirigeait vers la Seine" sur le site de Mirabeau.

Selon des images postées sur les réseaux sociaux, les activistes avaient aussi bloqué le quai de réception des barges de la centrale à béton sur le canal de l'Ourcq près de Pantin (Seine-Saint-Denis), hissant des banderoles pour dénoncer les "entreprises écocidaires" du BTP et projetant des slogans comme "Lafarge: construire à en crever" sur la façade.

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