Ecole : insultes et menaces sur les enseignants en hausse, selon une étude

Ecole : insultes et menaces sur les enseignants en hausse, selon une étude

EDUCATION NATIONALE - D'après un baromètre de la Fédération des autonomes de solidarité laïque (FAS) publié par le JDD, les litiges impliquant des personnels de l'Education ont augmenté de 7% l'an passé. Les agressions physiques sont minoritaires, la plupart des actes recensés relevant de la menace ou de la diffamation.

Les profs et les directeurs d'école de plus en plus visés ? Selon le baromètre annuel de la Fédération des autonomes de solidarité laïque (FAS), qui assure la protection des personnels de l'Education nationale, les litiges impliquant ces derniers ont augmenté de 7% l'an passé. 

D'après l'étude publiée par le JDD, sur la base des 1.900 dossiers de protection juridique ouverts pendant l'année scolaire 2017-2018, les agressions physiques - dont plusieurs cas ont été relayés ces dernières semaines - représentent moins de 6% des dossiers. "On ne peut pas présenter l'école comme un lieu d'insécurité permanente", insiste le secrétaire générale de la FAS, Vincent Bouba, auprès du JDD. Mais "ce qui mine le moral des enseignants, ce sont les incivilités, les petites violences répétées".

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Les parents en première ligne

Selon le baromètre, les auteurs de ces agressions verbales, de propos diffamatoires ou de dénonciations sur les réseaux sociaux sont plus souvent les responsables légaux des enfants (55%) que les élèves eux-mêmes (22%). La FAS relève une tendance croissante, chez les parents, "à se faire justice soi-même" en interpellant un enseignant ou un directeur d'école - les catégories les plus exposées - à la sortie de la classe plutôt qu'en prenant un rendez-vous.

L'association conseille aux personnels concernés, plutôt que d'engager immédiatement des poursuites devant les tribunaux (5% des litiges), de faire lancer une procédure disciplinaire à l'encontre de l'élève ou d'adresser aux parents un rappel à la loi - l'outrage à un professeur est puni de six mois d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende, selon l'article 433-5 du Code pénal

Pour lutter contre les violences à l'encontre des enseignants, le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé la création d'un registre répertoriant les incidents dans chaque établissement, une simplification des procédures en conseil de discipline et la possibilité de créer des internats dédiés aux élèves récidivistes. 

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