Ecoles fermées à cause du coronavirus : cours à distance, gardes d'enfants, examens... les réponses de Jean-Michel Blanquer

Ecoles fermées à cause du coronavirus : cours à distance, gardes d'enfants, examens... les réponses de Jean-Michel Blanquer
Population

ENSEIGNEMENT - A partir du lundi 16 mars, les écoles, les collèges et les lycées et les universités de France seront fermés afin de lutter contre la propagation du Covid-19. 12 millions d'élèves sont concernés par cette mesure jamais vue. Comment vont-ils pouvoir continuer à suivre les cours ? Voici les premières réponses.

Ce sont "17 à 18 millions" de personnes qui vont être concernées dès lundi 16 mars par la fermeture des toutes les écoles, collèges, lycées et universités de France. Comment assurer la continuité des enseignements en cas de confinement ? Voilà l'épineuse question posée aux autorités depuis que le coronavirus a contraint à la fermeture de plusieurs établissements scolaires, déjà survenue en Corse, dans l'Oise ou encore le Haut-Rhin, là où se trouvaient des "foyers épidémiques". Ce jeudi 12 mars, à la suite des mesures annoncées par Emmanuel Macron lors d'une allocution solennelle, toute la France est désormais concernée.  Et ce, "'jusqu'à nouvel ordre". 

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Comment vont être contactés les parents ?

"Les élèves et leurs familles vont recevoir un lien personnalisé pour se connecter à internet et auront la méthodologie pour la semaine prochaine. Chaque famille sera contactée par email minimum, pour 5% d'entre elles ce sera par téléphone", a expliqué Jean-Michel Blanquer sur LCI, précisant que "nous ne sommes pas en vacances". 

Comment va fonctionner l'enseignement en ligne ?

Ainsi, l'Education nationale met en premier lieu à disposition les ressources du Cned (Centre national d'enseignement à distance), dont la plateforme "Ma classe à la maison" comporte deux volets pouvant. Le premier propose, de la grande section à la Terminale, des exercices qui portent sur les programmes des premier et deuxième trimestres. Chaque jour, pendant un total cumulé de quelques heures fractionnées en plusieurs séances, l'élève peut réviser les notions déjà apprises. Un questionnaire permet d'adapter les exercices au niveau de chacun. Ces "parcours pédagogiques" permettent de couvrir une période de quatre semaines, de la grande section de maternelle à l’année de terminale, indique le site du ministère

Le deuxième volet est une "classe virtuelle", où le professeur peut faire cours à ses élèves par visioconférence. Les connexions sont possible par ordinateur, tablette ou téléphone. Selon l'Education nationale, la plateforme "Ma classe à la maison" peut supporter désormais 15 millions de connexions simultanées. Elle est déjà utilisée par environ 2.000 élèves de lycées français en Asie (principalement en Chine) depuis plusieurs semaines.

Le système repose évidemment sur le bon vouloir des élèves et parents, puisque les enseignants ne peuvent forcer à faire les exercices ni assister à la "classe virtuelle". Il est également évident qu'un équipement informatique est plus que nécessaire, indispensable. Jean-Michel Blanquer a assuré, dans la foulée de l'allocution du chef de l'Etat, que l'Education nationale était en mesure de fournir du matériel informatique aux élèves n'en disposant pas chez eux. 

L'Education nationale conseille spécifiquement aux élèves du second degré, en particulier pour le lycée (à condition qu'ils aient accès à Internet), de se connecter sur Eduscol. Sur ce portal, il leur est alors possible d'accéder à des sujets zéro, à des programmes des enseignements et à des espaces disciplinaires créés sur les sites académiques.  

Les plateformes de cours en ligne vont-elles tenir ?

"Il n'y aura pas de saturation", a assuré Jean-Michel Blanquer sur LCI, précisant que les serveurs pour les cours à distance en primaire, collège et lycée pouvait recevoir chacun 5 millions de connexions. "Chaque fois que c'est possible nous prêtons du matériel aux familles. Des tablettes et des connexions seront prêtées. Les collectivités locales fourniront le matériel."

Jusqu'à quand les écoles resteront fermées ?

Combien de temps les classes fermeront-elles ? "Au minimum 15 jours" a précisé vendredi 13 mars le ministre de la Santé Olivier Véran. "C'est en fonction de l'analyse par les scientifiques, par les médecins que nous pourrons ajuster ce calendrier" a précisé sur LCI Jean-Michel Blanquer ajoutant que la fermeture irait "au moins jusqu'aux vacances de printemps". 

Quid des concours prévus ?

Pour l'instant, le baccalauréat, devant se dérouler au mois de juin, est maintenu, comme l'a indiqué Jean-Michel Blanquer : "le scénario privilégié est le déroulement normal du bac. On est préparé à toutes les éventualités". Le ministre a également évoqué le sort des autres concours que passent les écoliers et étudiants : "On va prendre au cas par cas les décisions sur les concours. Ma décision est d'essayer de préserver au maximum les concours et les examens". 

Quel mode de garde est-il prévu ?

Pour les parents qui ne pourront pas garder leurs enfants à la maison, un système de garde doit être mis en place. "Sur le service minimum, nous sommes en responsabilité de le faire avec les collectivités locales. On assure une permanence des lieux. Les chefs d'établissements resteront sur place. Nous avons déjà travaillé avec l'académie de Montpellier sur la possibilité de recevoir les enfants des infirmiers, infirmières et du personnel soignant.

Quel accompagnement pédagogique ?

Ces exercices ne permettent toutefois "que de réviser", selon Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du syndicat SNUipp-FSU (primaire). "Pour aborder des notions nouvelles, il faut un accompagnement pédagogique qu'on ne peut demander aux familles. Elles n'ont pas la compétence, la patience ou la disponibilité" ajoute-t-elle, prévenant d'un risque "d'accroître les inégalités sociales".

Les enseignants doivent être formés au logiciel, et de toutes façons rien ne remplace la présence physique en classe, poursuit Mme Popineau, citée par l'AFP : "C'est l'accompagnement, les interactions avec les copains, la vie d'une classe qui fait qu'on apprend."  Ces dispositifs ne peuvent donc être que provisoires. "Il ne faut pas que ça dure trop longtemps, surtout pour les classes qui ont des examens en fin d'année, qui ne peuvent se permettre de prendre trop de retard", explique Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes-FSU (secondaire).

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