VIDÉO : "Grâce à mes haters, je suis plus visible" Virginie Grossat nous montre la mode, taille 54

VIDÉO : "Grâce à mes haters, je suis plus visible" Virginie Grossat nous montre la mode, taille 54
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SANS COMPLEXE - Suivie par près de 280.000 abonnés, Virginie Grossat milite pour le body positivisme et partage sa passion pour la mode. Son combat, son succès sur les réseaux sociaux et sa réponse aux haters ? Elle répond aux questions de LCI.

Des tenues colorées et une parole libérée : "Je suis grosse et il n’y a pas de honte à cela". À 32 ans, Virginie Grossat aime la mode plus que tout et ne se censure pas pour le montrer. Comme n'importe quelle influenceuse de mode, la Lyonnaise a son style particulier : vêtements colorés et moulants, gros bijoux extravagants, eye-liner jusqu'au sourcil, et une moitié des cheveux détachés, l'autre en chignon au-dessus de sa tête. Virginie a aussi du ventre, des cuisses qui se frottent et "un fessier plus imposant que ceux de Nicki Minaj et Kim Kardashian", s'amuse-t-elle à écrire sur son blog personnel.

Avec sa taille 54, elle se définit comme une influenceuse de mode "grande taille". Mais attention de ne pas tergiverser avec les mots. "Grande Taille", c'est au-dessus du 44 et "ça ne sert à rien de constamment dire 'ronde' ou 'voluptueuse'," pour la décrire. Virginie est grosse et ne comprend pas ce mot comme quelque chose de péjoratif. "Vous avez 'mince', vous avez 'grosse' qui est simplement son contraire". De même, ne lui parlez pas "d'assumer son corps". "On assume une erreur,  une responsabilité, pas un corps". Un corps, on l'aime.

"En voulant me faire disparaître, mes haters me rendent encore plus visible"

Son assurance dans ses réponses transparaît aussi et surtout sur les réseaux sociaux. Inspirée par d'autres modèles grande-taille, telle que l'Américaine Tess Holiday ou la Française Lalaa Misaki, elle a crée son blog en 2017, freakyuseless.com. Sur Instagram, chaque photo est méticuleusement travaillée. Elle pose, sérieuse, en robe, lingerie ou maillot de bain, en ville ou à la nature. Mais son dernier petit succès est à retrouver sur TikTok. Sur la plateforme - connue pour être derrière de nombreuses success story - Virginie est suivie par plus de 285.000 personnes, "J'étais accro à l'appli, alors je me suis dit : 'Pourquoi pas poster des vidéos moi aussi ?' Le lendemain, j'avais plus d'un million de vues sur certaines de mes vidéos". Pas de chorégraphie ou de challenge pour la nouvelle tiktokeuse - "Désolée, je ne sais pas danser" - mais simplement des petits défilés dans la rue. "Je montre juste de la mode et une fille ronde épanouie".

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Au téléphone, quand on lui propose de parler de réseaux sociaux et de body positivisme, la Lyonnaise se réjouit : "Que des sujets que j'adore". Le body positivisme est mouvement qui incite à l'acceptation et l'intégration de tous les types de corps, invitant donc chaque individu à se libérer des diktats de notre société. C'est dans cette mouvance que s'est diffusé par exemple, le hashtag #plusde70kilosetsereine sur Twitter en 2019. Ce sont les valeurs que Virginie défend, simplement en se montrant sur TikTok ou Instagram.

Mais le revers de la médaille lorsqu'on pose sur les réseaux sociaux en étant une femme grosse est presque évident. Chaque jour, la blogueuse doit faire face à des insultes grossophobes, ou des commentaires déplacés l'invitant à perdre du poids et à se préoccuper de sa santé. "Oui, le surpoids peut engendrer certaines maladies, mais il y a des personnes qui vivent très bien leur surpoids", répond-elle. Être épanouie ne se résume pas au poids "parfait" du 36 pour cette femme qui souhaite avant tout partager sa passion pour la mode. 

Pourtant, la présence de ces "haters" ne la dérange pas. Au contraire, elle les remercie même. "Avec tous leurs commentaires, leurs insultes, ils font très bien fonctionner l'algorithme d'Instagram et de TikTok", explique Virginie, sourire en coin. A ses harceleurs en masse, elle renvoie : "En voulant me faire disparaître, vous me rendez encore plus visible".

Ses tenues viennent en majorité de l'étranger

Aux fans de mode, elle n'a qu'un seul conseil à donner : "Osez et brillez. S'il y a un vêtement qui vous plaît, portez-le". Ce qui n'est pas forcément évident quand les marques ne proposent pas de vêtements pour toutes les morphologiques, déplore Virginie Grossat. "C'est un combat quotidien pour vraiment s'habiller à la mode quand on est ronde. Je suis obligée d'acheter à l'étranger ou de faire faire des pièces sur mesures"

C'est pour aider les autres femmes de sa taille que depuis 2017, Virginie organise également des vide-dressings spécialisés et n'oublie pas de préciser la marque ou le site où elle achète sa multitude de tenues.

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