Être handicapé, qui plus est quand on est une femme, accroît le risque de subir des violences, selon une étude

Être handicapé, qui plus est quand on est une femme, accroît le risque de subir des violences, selon une étude
Population

ÉTUDE - Les personnes en situation de handicap, surtout de sexe féminin, sont davantage victimes d’agressions que le reste de la population et expriment un plus fort sentiment d'insécurité, selon une enquête publiée mercredi.

Agressions physiques ou sexuelles, insultes, menaces... les personnes handicapées, particulièrement s'il s'agit de femmes, sont davantage victimes de violences que le reste de la population, révèle une étude publiée ce mercredi. 

"Le handicap fait partie des caractéristiques – avec la situation familiale ou l'âge – qui influent le plus sur la probabilité d'avoir subi des violences physiques, sexuelles et verbales", détaille la Drees (service statistique des ministères sociaux) à l'origine de cette publication basée sur l'enquête "Cadre de vie et sécurité" établie à partir de chiffres de l'Insee et du ministère de l'Intérieur.

Qu'elles aient ou non été victimes, 17% des personnes handicapées déclarent se sentir en insécurité dans leur quartier et 16% ont déjà renoncé à sortir de chez elles pour des raisons de sécurité, contre 11% et 9% du reste de la population.

Davantage victimes d’agressions que le reste de la population

Dans le détail, 7,3% des personnes handicapées déclarent avoir subi au cours des deux dernières années des violences physiques et/ou sexuelles (5,1% dans le reste de la population), autant ont été exposées à des menaces (contre 5,8%), et 15,4% à des injures (contre 14,1%).

Parmi les personnes identifiées comme "handicapées ou ayant quelques gênes ou difficultés dans la vie quotidienne", plus d'une sur quatre (25,2%) déclare avoir subi au moins une atteinte (vol, menace ou injure, violences physiques ou sexuelles), contre une sur cinq pour le reste de la population.

Les femmes encore plus exposées

Les femmes en situation de handicap sont encore plus concernées : 9% ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles au sein de leur ménage ou en dehors (contre 5,8% des femmes sans handicap), dont 4% ont en particulier subi des violences sexuelles (contre 1,7%).

Seul un quart des victimes se sont déplacées au commissariat ou à la gendarmerie après les faits, dont près de la moitié ont porté plainte pour violences physiques ou sexuelles.

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Un quart des agressions sexuelles ont eu lieu à domicile

Concernant les plaintes déposées par des victimes majeures pour agressions sexuelles, un quart des faits ont eu lieu à leur domicile, un quart dans des établissements spécialisés (instituts médico-éducatifs, établissement et service d'aide par le travail, structures de santé), un quart en foyer, et le reste dans des lieux non précisés. Concernant les plaintes pour viols, près d'un fait sur deux (43%) a eu lieu au domicile, 27% en établissement, 14% en foyer, le reste dans des lieux non précisés.

Pour les mineurs, les faits (agressions sexuelles comme viols) ont majoritairement lieu à domicile ou dans des établissements spécialisés.

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