Faux sang au Trocadéro, "Chirac, reviens !" à Bordeaux : l'action choc des militants d'Extinction Rebellion pour la biodiversité

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ÉCOLOGIE - Des membres du mouvement Extinction Rebellion ont mené une double action dimanche, à Paris et à Bordeaux, pour dénoncer le déclin accéléré de la biodiversité. Du faux sang, symbolisant celui des espèces animales disparues à cause des activités humaines, a notamment coulé sur les marches du Trocadéro.

Ils veulent éveiller les consciences. Des membres du mouvement Extinction Rebellion, "de désobéissance civile en lutte contre l'effondrement écologique et le réchauffement climatique", comme se définit la structure créée à l'automne 2018 en Grande-Bretagne, ont déversé dimanche 12 mai du faux sang sur les marches du Trocadéro à Paris, pour alerter contre le déclin accéléré de la biodiversité. Selon le dernier rapport des experts de l'ONU sur la biodiversité (IPBES), publié lundi 6 mai, un million d'espèces (sur 8 millions) sont menacées d'extinction, dont beaucoup dans les prochaines décennies.   

Vêtus de noir, les militants, des jeunes gens pour la plupart, s'étaient munis de 300 litres de liquide rouge - mélange de colorant alimentaire et de maïzena -, déversant leurs bidons sous les yeux des touristes nombreux, et des policiers présents dans le secteur. Porteurs de grandes banderoles vertes "Extinction Rebellion" et d'un calicot noir "Stop à la 6e extinction de masse", ils se sont recueillis plusieurs minutes en silence. Un militant s'est symboliquement allongé dans le faux sang pour symboliser le risque d'extinction des espèces. À la fin de leur action, les militants ont nettoyé le faux sang sur les marches.

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Une banderole "Chirac reviens" accrochée à Bordeaux

À Bordeaux, six personnes se revendiquant du même mouvement ont été placées en garde à vue dimanche pour avoir participé à l'accrochage dans la nuit d'une grande banderole "Chirac reviens" sur des échafaudages de la Chambre de Commerce et d'Industrie, place de la Bourse, haut lieu touristique. Un message en écho aux mots du président Jacques Chirac, qui déclarait lors du IVème Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 à Johannesburgh, en Afrique du Sud : "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs". Selon un organisateur, ce message visait d'abord à "interloquer les gens".

Selon la police, les six personnes ont été interpellées sur place pour "mise en danger délibérée de la vie d'autrui", à savoir celle des passants sous l'échafaudage et des policiers et pompiers intervenus sur les lieux. La banderole a été décrochée vers 9h.

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