Faux sang sur la statue de la République : les militants animalistes seront jugés en novembre

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JUSTICE - Libérés ce lundi près deux jours après leur interpellation, six militants anti-élevage de l'organisation Boucherie Abolition seront jugés le 19 novembre pour dégradation de bien public en réunion après avoir déversé du colorant alimentaire sur la statue de la place de la République. Ils dénoncent une répression "disproportionnée".

Six militants animalistes vont être jugés le 19 novembre à Paris pour avoir versé du faux sang sur la statue de la place de la République, samedi 8 juin, a indiqué l'un d'entre eux à LCI. Membres de l'organisation "Boucherie Abolition", ils avaient déversé du colorant alimentaire sur la statue de Marianne pour réclamer l'interdiction de l'élevage animal, en marge de la manifestation organisée le même jour par l'association L214.

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Ils considèrent l'élevage comme un "holocauste"

Libérés  lundi en début d'après-midi, près de 48 h après leur interpellation, les six militants - 3 hommes et 3 femmes - seront poursuivis pour dégradation de bien public en réunion. L'un d'eux, Jeff Labiaux, a indiqué à LCI qu'ils contestent le terme de "dégradation" et dénoncent une réponse "disproportionnée" de la part des autorités. "L'État cherche à réprimer les associations animalistes car elles dérangent les lobbies de l'élevage et la FNSEA (le principal syndicat agricole, ndlr)", estime le militant de 39 ans. "Nous avons été arrêtés immédiatement après ce happening alors que nous étions prêts à nettoyer la statue. Ce n'était qu'un colorant alimentaire qui se lave facilement", poursuit-il, comparant son action a celle effectuée par les militants écologistes d'Extinction Rebellion, qui avaient recouvert les marches du Trocadero de faux sang.

Comparant l'élevage animal à un holocauste, les militants de "Boucherie Abolition" s'opposent à toute forme d'exploitation animale et considèrent que le faux sang versé sur la statue de la place de la République n'est "rien par rapport aux 3 millions d'animaux tués chaque jour en France". Ils sont passés pour certains par L214, mais ont rompu avec l'organisation connue pour avoir diffusé des vidéos prises en caméra cachée dans des abattoirs, explique Vincent Aubry, l'un des porte-paroles de "Boucherie Abolition". Ce dernier estime que la stratégie de L214 est un "échec" et que "c'est pourquoi, à l'image du mouvement écologiste, certains activistes deviennent plus radicaux".

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Parmi les membres de l'association arrêtés samedi, certains doivent également être jugés à Evreux en septembre 2019 pour avoir pénétré dans des élevages en vue de libérer les animaux qui s'y trouvaient. "Nous ciblons les producteurs, pas les consommateurs", indique Vincent Aubry, qui tient à différencier les animalistes des vegans, considérant ces derniers comme "passifs". En attendant ces rendez-vous judiciaires, une autre porte-parole de l'organisation à prévenu que les militants animalistes continueront leurs actions.

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