Fermeture des discothèques : le Conseil d'Etat valide la décision du gouvernement

Fermeture des discothèques : le Conseil d'Etat valide la décision du gouvernement

REJET - Le Conseil d'Etat a estimé que la fermeture prolongée des discothèques n'était pas "disproportionnée", rejetant un recours de celles-ci pour rouvrir leurs portes, ne serait-ce qu'en proposant un service de bar.

Pas de retour immédiat sur les pistes de danse. Le Conseil d'Etat a finalement rejeté le recours en référé du Syndicat national des discothèques et lieux de loisir (SNDLL) contre la décision du gouvernement de prolonger la fermeture des discothèques. Les établissements de nuit espéraient rouvrir dès le 10 juillet, date de la fin de l'état d'urgence. Mais les autorités sanitaires ont invoqué un risque trop grand de dissémination du Covid-19.

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Incompatibilité entre la danse et le respect des règles sanitaires

D'après le Conseil d'Etat, la prolongation de l'interdiction d'ouverture n'est pas excessive, jugeant que "la nature d'activité physique de la danse" ne permet pas "de garantir le port du masque ou le respect des règles de distanciation sociale dans un contexte festif". Les juges refusent également que les établissements se cantonnent à une activité de bar en raison des "caractéristiques des lieux (...) qui ne sont directement pas ouverts sur l'espace public", ainsi qu'aux "horaires d'ouverture étendus".

Une position qu'exècre Me Henri de Beauregard, l'avocat du SNDLL, qui dénonce : "On laisse les bars faire la discothèque mais on refuse aux discothèques le droit d'exploiter en bar". Depuis le 2 juin, les bars et restaurants sont en effet autorisés à rouvrir et nombre d'entre eux improvisent des pistes de danse en fin de service. "A l'heure ou l'on rouvre les stades, les salles d'entraînement aux sports de combat, cette décision témoigne aussi d'une forme de défiance à l'endroit des discothèques",  estime Me de Beauregard. 

Sur son compte Twitter, le SNDLL dénonce également la multiplication des "free-party", des fêtes organisées sans autorisations et dans la méconnaissance totale des règles sanitaires. Exemple dans la Nièvre, où une rave-party a réuni plusieurs milliers de personnes le week-end dernier à une vingtaine de kilomètres de Nevers. Face à l'ampleur du rassemblement, la préfecture a dû organiser en urgence la distribution de masques et du gel. 

"La situation des professionnels est dramatique"

L'ensemble des établissements est fermé depuis cinq mois maintenant et les conséquences économiques sont plus que palpables. Le SNDLL entamera une "négociation urgente d’une prise en charge financière du secteur". "Il faut y parvenir rapidement car la situation matérielle des professionnels est dramatique", explique le syndicat dans son communiqué.

D'après les estimations du secteur, la moitié des clubs est directement menacée si une réouverture en septembre n'est pas décrétée. Cela représente environ 800 discothèques. 

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