Fin de vie : Alain Cocq accepte finalement de se réalimenter "le temps de récupérer un peu"

Fin de vie : Alain Cocq accepte finalement de se réalimenter "le temps de récupérer un peu"
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FIN DE VIE - Le quinquagénaire atteint d'une maladie incurable et qui voulait se laisser mourir avant d'être hospitalisé lundi soir, est réhydraté et réalimenté "avec son accord".

"D'ici sept à dix jours", il sera de retour chez lui. Alain Cocq, militant pour "la fin de vie digne" atteint d'une maladie incurable et qui voulait se laisser mourir avant d'être hospitalisé lundi soir, est désormais réhydraté et réalimenté "avec son accord", a-t-il déclaré mercredi à l'AFP, annonçant qu'il envisageait de rentrer chez lui sous peu, "le temps de récupérer un peu et de mettre en place une équipe d'hospitalisation à domicile".

"Je n'étais plus en capacité de mener ce combat", a confié le quinquagénaire, admis au CHU de Dijon pour y recevoir des soins palliatifs après avoir récusé lundi soir son refus de soins alors que son état s'aggravait. Et de préciser qu'"à quelques minutes près", il n'aurait "plus été là pour (nous) parler".

"Le combat continue mais d'une autre manière"

Atteint d'une maladie orpheline qui lui bouche les artères et lui cause d'intenses souffrances, ce militant du droit à mourir dans la dignité avait cessé vendredi soir tout traitement et alimentation après avoir buté sur l'impossibilité légale d'obtenir une injection de barbituriques, demandée "à titre compassionnel" à Emmanuel Macron pour abréger ses souffrances. 

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Lundi soir, le Dijonnais "souffrait trop" et a été hospitalisé "après une intervention du Samu", avait indiqué Sophie Medjeberg, avocate et vice-présidente de l'association Handi-Mais-Pas-Que, désignée comme mandataire pour l'assister dans sa fin de vie. Alain "reprend du poil de la bête ; le combat continue mais d'une autre manière", a-t-elle déclaré mercredi à l'AFP, se disant soucieuse que "ses droits fondamentaux aient été respectés".

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Pour rappel, la loi Claeys-Léonetti sur la fin de vie, adoptée en 2016, n'autorise la sédation profonde que pour les personnes dont le pronostic vital est engagé "à court terme". Ce qu'Alain Cocq, qui avait souhaité en vain retransmettre son agonie en direct sur Facebook pour tenter de faire évoluer la législation sur la fin de vie, ne peut prouver.

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