Fin de vie : après avoir essuyé le refus de l'Elysée, Alain Cocq a arrêté son traitement

Fin de vie : après avoir essuyé le refus de l'Elysée, Alain Cocq a arrêté son traitement
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EUTHANASIE - Alain Cocq, grièvement atteint d'une maladie orpheline incurable, a annoncé vendredi qu'il avait essuyé un refus de l’Élysée dans sa demande à l'aider à mourir.

Cloué au lit et de plus en plus diminué, Alain Cocq est passé à l'action et a commencé l'arrêt de son traitement. Ce quinquagénaire, handicapé depuis plus de trente ans par une maladie orpheline, avait sollicité Emmanuel Macron pour que celui-ci autorise un médecin à lui prescrire un barbiturique afin qu'il puisse "partir en paix". A la suite du refus du chef de l'Etat, il a décidé de se laisser mourir.

C'est ce vendredi qu'Alain Cocq a arrêté publiquement – via un direct sur Facebook – de s'alimenter et de s'hydrater. Le malade souhaitait en effet être autorisé à la sédation profonde mais cette dernière n'est actuellement permise par la loi Leonetti sur la fin de vie qu'à quelques heures d'une mort certaine. Raison pour laquelle il a écrit au chef de l'Etat. En vain. 

"Parce que je ne me situe pas au-dessus des lois, je ne suis pas en mesure d'accéder à votre demande", écrit Emmanuel Macron dans une lettre à l'intéressé dont l'AFP a obtenu copie. Ayant adressé un courrier à la présidence française, Alain Cocq avait obtenu le 25 août une conférence téléphonique avec une conseillère de l’Élysée pendant laquelle il avait demandé que le président Emmanuel Macron autorise un médecin à lui prescrire un barbiturique afin qu'il puisse "partir en paix". 

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"Avec émotion, je respecte cette démarche"

Selon Alain Cocq, le président de la République est le seul à pouvoir lui donner le feu vert, "à titre compassionnel". Mais, écrit le président, "je ne peux demander à quiconque d'outrepasser notre cadre légal actuel". "Votre souhait est de solliciter une aide active à mourir qui n'est aujourd'hui pas permise dans notre pays", souligne Emmanuel Macron dans sa missive. "Avec émotion, je respecte cette démarche", ajoute le président dans sa lettre, qui porte une mention manuscrite : "Avec tout mon soutien personnel et mon profond respect".

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Alain Cocq, 57 ans, souffre d'une maladie extrêmement rare à cause de laquelle les parois de ses artères se collent, entraînant une ischémie (arrêt ou insuffisance de la circulation du sang dans un tissu ou un organe).  Afin de "montrer aux Français ce qu'est l'agonie obligée par la loi Leonetti", Alain Cocq diffusera sa fin de vie, dont il estime qu'elle durera "quatre-cinq jours", dès samedi matin au réveil, "en direct sur (sa) page Facebook". Il espère ainsi que son combat lui survivra afin que, plus tard, une nouvelle loi soit adoptée pour permettre "le soin ultime", c'est-à-dire celui qui permet d'abréger des "souffrances inhumaines". "Mon combat va s'inscrire dans la durée", assure-t-il.

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