Fraude : 12% des kiwis présentés comme français sont italiens

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FAUX - 12% des kiwis déclarés produits en France proviennent en réalité d'Italie, révèle le bilan 2018 de la DGCCRF. Une fraude qui permet de gonfler les prix, au détriments de la protection des consommateurs.

Le "kiwi Français" ne serait-il qu'une vulgaire supercherie ? Dans son bilan de l'année 2018, la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) révèle qu'un scandale d'ampleur touche l'un des fruits préféré des Français. Selon le Parisien, qui cite le bilan, 12% des kiwis vendus depuis trois ans comme étant d'"origine France" proviennent en réalité d'Italie. 

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15 000 tonnes de ce fruit, faussement identifiés comme français, ont été vendues durant ces trois dernières années soulignent les gendarmes de la consommation. L'explication de cette fraude massive est assez simple. En raison des coûts de production le kiwi français se vend plus cher (environ 0,70 euros, contre 50 centimes pour le kiwi italien sur certains marchés). Les fraudeurs profitent donc de cette différence pour faire passer les kiwis italiens pour des français et ainsi gonfler leur prix. 

Le Parisien souligne que cette fraude touche également les kiwiculteurs français. Essentiellement basée dans le sud-ouest, entre le Midi-Pyrénées et l'Aquitaine, la filière française produit en moyenne 45.000 tonnes par an, contre 400.000 côté italien, fait savoir le quotidien. En fin de saison, vers mars/avril, alors que le produit devrait manquer et les prix augmenter, le faux kiwi français bloque l'évolution à hausse des prix. 

Des produits phytosanitaires interdits en France

C'est d'ailleurs cette différence de volume de production qui a alerté les producteurs français. Les agents publics, ont ensuite enquêté et découvert des produits phytosanitaires interdits en France sur des kiwis officiellement produit sur le territoire. Ainsi sept entreprises ont été identifiées comme fraudeuses. Des procédures judiciaires ont été initiées, leur bénéfice total est estimé à 6 millions d'euros. Ces entreprises risquent désormais jusqu'à deux ans de prison et 300.000 euros d'amende. 

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