Jérôme Rodrigues manifeste à Paris une semaine après avoir été blessé : "Les gens avaient besoin de me voir, de me sentir"

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RÉACTION - L'une des figures du mouvement des Gilets Jaunes, qui a été hospitalisée après avoir été touchée à l’œil droit la semaine dernière, a "rejoint une famille de blessés" ce samedi dans les rangs des manifestants parisiens. Il tenait ainsi à "rassurer ceux qui l'ont soutenu".

"Aujourd'hui, je rejoins une famille de blessés malheureusement." Une semaine après avoir été touché à l’œil lors de la onzième journée de mobilisation nationale, le Gilet jaune Jérôme Rodrigues a rejoint les rangs des manifestants, à Paris, ce samedi. "C'est triste à dire mais je ne suis que le numéro vingt en termes de perte d’œil, d'autres ont perdu un pied ou une main", a-t-il expliqué au micro de LCI, estimant que "les gens avaient besoin de le voir et de le sentir un peu". Et d'ajouter : "je me devais d'être là pour rejoindre cette famille et aussi pour rassurer tous les gens qui m'ont soutenu suite à l'onde de choc et le traumatisme qu'a créée l'agression que j'ai subi samedi dernier."

Cette figure du mouvement assure avoir été notamment atteinte par un tir de lanceur de balles de défense (LBD), une arme non létale accusée d'avoir éborgné plusieurs manifestants et dont l'usage fait l'objet d'une polémique croissante. Un certain nombre d'entre eux défileront en tête de cortège ce samedi. L'idée est de "montrer l'image de la démocratie aujourd'hui", pour Jérôme Rodrigues qui estime qu'"on vient revendiquer et on est capables de rentrer à la maison avec un œil en moins, un pied en moins". Et de poursuivre : "c'est pas du tout l'image que je me fais de la France, c'est pas du tout l'éducation républicaine que j'ai reçu à l'école ou (en cours) d'éducation civique où on nous disait qu'on était dans la liberté d'expression de manifestation." 

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"Personnellement, quand je blesse quelqu'un, je m'excuse"

"On est démocrates, on est macroniens, je peux l'entendre, il n'y a pas de souci, chacun ses idées. Mais à un moment donné remarquez que votre Président fait quelque chose qui n'est pas correct", a-t-il poursuivi, évoquant les quelque 1900 tirs de LBD utilisés depuis le début du mouvement social selon les chiffres officiels. 

Caressant le souhait d'obtenir des excuses du gouvernement, il a expliqué : "personnellement, quand je blesse quelqu'un ou quand je lui fais du mal, j'en porte la responsabilité, je m'excuse et je répare mes erreurs."

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