Gonesse : l'imam controversé de la mosquée que fréquentait Mickaël Harpon écarté

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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

RADICALISATION - Ahmed Hilali, l'imam dont les prêches avaient été suivis par Mickaël Harpon, l'auteur de l'attaque de la préfecture de police de Paris, a été écarté de la salle de prière de Gonesse, a annoncé vendredi la municipalité du Val d'Oise. Il est soupçonné de radicalisation, ce que l'intéressé a nié.

Ahmed Hilali, l'imam controversé de Gonesse n'interviendra plus dans la mosquée de cette commune du Val d'Oise. La municipalité a confirmé, dans un communiqué publié vendredi, une information du Figaro et du JDD. "L'imam soupçonné de radicalisme [est] écarté de la salle de prière de Gonesse", a indiqué le maire Jean-Pierre Blazy. "Suite à ma demande, pour ne prendre aucun risque sur la nature des discours qui pourraient être tenus dans la salle de prière et pour apaiser le climat délétère qui règne à l'encontre de la communauté musulmane de Gonesse, l'association musulmane de Gonesse a négocié avec Monsieur Hilali avec qui elle est liée par un contrat de travail une rupture conventionnelle. L'imam n'assurera plus les prières quotidiennes, et ce dès demain."

Le maire a pris soin, une nouvelle fois, de préciser qu'il "ne s'agit pas de l'imam référent de l'association musulmane de Gonesse, Hassan El Houari, avec qui nous entretenons des relations institutionnelles régulières". Les responsables de l'association avaient donné cette information un peu plus tôt à nos confrères du Figaro et du JDD.

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L'imam "craint pour sa sécurité"

Sollicité peu avant l'officialisation par la municipalité, Hassan El Houari avait confirmé à LCI l'imminence d'un accord entre l'association et Ahmed Hilali, ajoutant que ce dernier craignait "pour sa sécurité compte tenu du contexte". 

Le président de l'association musulmane de Gonesse, Abderrazaq Mahtene, qui gère la salle de prière, avait également fait état auprès de LCI de "discussions avancées" avec l'imam soupçonné de radicalisation, disant souhaiter "retrouver de la sérénité". 

Interrogé par LCI peu après l'attaque meurtrière de la préfecture de police, Ahmed Hilali avait assuré ne pas avoir échangé personnellement avec l'auteur, Mickaël Harpon, et il avait nié avoir tenu des prêches radicaux à Gonesse. Il avait reconnu avoir fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en 2015, tout en assurant que le motif de cette OQTF était familial et non en raison d'une radicalisation. Les autorités n'ont à ce jour ni confirmé, ni infirmé que l'intéressé faisait l'objet d'une fiche S pour radicalisation. 

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