Paris : des pompiers comptent occuper la place de la République durant 5 jours la semaine prochaine

Paris : des pompiers comptent occuper la place de la République durant 5 jours la semaine prochaine
Population

COLÈRE - Le syndicat Sud-SDIS appelle à l’installation d’un "village des soldats du feu" sur la place de la République à Paris, du 2 au 6 décembre. Un format de mobilisation inédit à l'approche de la grève nationale du 5 décembre.

Aller à la rencontre des citoyens pour sensibiliser sur l'importance de leur métier et alerter sur le manque d'effectif ou les problèmes d'insécurité en intervention. C'est l'objectif des pompiers du syndicat Sud-Sdis derrière l'initiative du "village des soldats du feu", qu'ils tiendront place de la République du 2 au 6 décembre. S'inscrivant volontairement dans le contexte de la grève du 5 décembre, ils appellent la population à venir "les soutenir, une minute, une heure ou un jour".

"Prenez votre paquetage et venez nous rejoindre pour 5 jours de rassemblement non stop", écrivent-ils sur les invitations diffusées sur les réseaux sociaux. Au programme "revendications, barbecue, vin chaud et Sainte barbe". Les pompiers présents tiendront également "des ateliers de secourisme et de sensibilisation au don du sang", selon Le Parisien qui s'est entretenu avec eux ce jeudi 28 novembre.

Une participation incertaine malgré l'enthousiasme

Rémy Chabbouh, le secrétaire général de Sud-Sdis, confie notamment au quotidien qu'il espère une mobilisation de "200 à 300 pompiers par jour, sans compter le soutien de la population". Le syndicaliste affirme aussi souhaiter "l'appui et la venue des autres professions sur la journée de grève nationale du 5 décembre".

Les adhérents du syndicat Sud-SDIS, minoritaires sur l'ensemble des départements, sont principalement basés dans les grandes villes comme Lyon, Bordeaux, Nantes ou Nîmes, et se déplaceront spécialement pour l'occasion. Le "village des soldats du feu" ne pourra en revanche pas compter sur la brigade des sapeurs-pompiers (BSPP) de Paris, en raison de leur statut à part dans la profession. En tant que membre des unités militaires, ils ne bénéficient pas de structures syndicales et ne pourront donc se joindre à la mobilisation politique de leurs collègues.

"On verra bien combien on sera, c'est la surprise", commente pour sa Jean-Pierre Darmuzey, secrétaire général du syndicat en Gironde auprès du Parisien. Il est néanmoins confiant sur le format de cette mobilisation : "C'est inédit ce que l'on propose. On en a marre des cortèges d'un point A à un point B, qui se finissent souvent dans la pagaille, avec des gaz lacrymogènes". 

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L'intersyndicale se désolidarise de l'initiative

Regrettant les "postures politiques" de Sud-Sdis, notamment "en soutien aux Gilets jaunes", l'intersyndicale se désolidarise de cette initiative. Une grosse perte pour leurs homologues, puisque cet autre force syndicale représente 85% des suffrages.

Les représentants de Sud-Sdis affirment néanmoins que leur occupation de la Place de la République 24h/24 durant 5 jours a bien été validé par la préfecture. "Ce fut laborieux mais on a réussi. En plus de cela, on a reçu plein de messages de soutien des commerçants du coin", a assuré Rémy Chabbouh.

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