Grève pour le climat : la Suédoise Greta Thunberg, à l’origine du mouvement mondial, aux côtés des jeunes à Paris ce vendredi

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INVITÉE DE MARQUE - Pour le deuxième vendredi consécutif, des étudiants ont décidé de se rassembler devant le ministère de la transition écologique et solidaire à Paris, où ils ont prévu de lire un manifeste appelant l’Etat à "déclarer l’état d’urgence écologique et sociale". Pour booster la mobilisation, des figures phares du mouvement ont été conviées dont l’égérie suédoise.

Pour sa deuxième mobilisation en autant de semaines, la jeunesse française pourra compter sur une alliée de choc, Greta Thunberg, à l'origine du mouvement "Fridays for future" et de la vague de "grèves" de lycéens et étudiants. Les jeunes ont décidé de se rassembler à nouveau ce vendredi devant le ministère de la transition écologique et solidaire à Paris, où ils ont prévu de lire un manifeste appelant l’Etat à "déclarer l’état d’urgence écologique et sociale". 


La veille, leur invitée de marque est venue interpeller les dirigeants européens avant d'aller défiler aux côtés des jeunes Belges qui se mobilisent depuis près de deux mois à Bruxelles. Dans la capitale belge, la première marche avait réuni environ 3.000 personnes début janvier, et le nombre de manifestants est monté jusqu'à 35.000 le 24 janvier. Ils étaient 7.500 jeudi, selon la police.


A titre de comparaison, les jeunes Français, dont la mobilisation a été jusqu'à présent moins forte qu'en Belgique ou en Suisse, étaient un millier le 15 février devant le ministère de la Transition écologique et solidaire, à Paris, pour le premier épisode de grève. Rien d'étonnant alors que depuis plusieurs mois, les grèves scolaires se multiplient partout dans le monde, dans l'Hexagone, le mouvement a démarré avec un temps de retard.

De quoi booster le mouvement ?

C'est à la fin de l'été que Greta Thunberg a initié le mouvement, malgré elle, en décidant de manquer la classe chaque vendredi pour se poster devant le Parlement de Stockholm où elle réclame des actes contre le dérèglement du climat. Du haut de ses 16 ans, la jeune suédoise ne semble impressionnée ni par la frénésie médiatique qu'elle provoque, ni par les responsables politiques qu'elle rencontre.Jeudi matin, devant le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, elle a appelé l'UE à se doter d'un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effets de serre de 80% d'ici 2030, "deux fois plus ambitieux" que l'engagement actuel du bloc au sein de l'accord de Paris.


L'objectif actuel de 40% n'est "pas suffisant pour protéger le futur des enfants qui grandissent aujourd'hui", a-t-elle asséné dans le grand amphithéâtre du Conseil économique et social européen dont elle était l'une des invités d'honneur. A-t-elle entendu quoi que ce soit laissant penser que les dirigeants européens pourraient s'engager dans cette voie plus ambitieuse? "Non", répond-elle aux journalistes en conférence de presse, laissant apparaître un rare sourire dans un visage encadré de nattes.


Ce vendredi à Paris, elle sera accompagnée de certains de ses nouveaux compagnons de protestation belges. De quoi suffire, peut-être à amplifier le mouvement, encore timide en France ?

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