Guyane : trois militaires meurent accidentellement lors d'une opération contre l'orpaillage

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ACCIDENT - Trois militaires sont morts accidentellement et un autre a été grièvement blessé mercredi 17 juillet dans une opération contre l'orpaillage clandestin en Guyane.

Trois militaires français sont décédés accidentellement mercredi 17 juillet dans le cadre de la mission "Harpie" de lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane, selon la ministre des Armées. "J'ai appris cette nuit avec beaucoup de tristesse la mort accidentelle de trois militaires français lors d'une mission dans le cadre de l'opération Harpie de lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane", a affirmé Florence Parly.


Alors qu’ils plaçaient les charges au fond d’une galerie, ils ont été victimes d'émanations toxiques, d'après les premières constatations. Selon le ministère des Armées, cinq autres militaires ont été intoxiqués lors de cette opération et ont été évacués vers le centre hospitalier de Cayenne. L'un d'entre eux est dans un état grave.


L'Armée de Terre a réagi à cette annonce en publiant un message sur les réseaux sociaux accompagné d'une photo des trois militaires décédés. 

"La cause accidentelle est certaine. Il s'agit du seul élément sur lequel je puisse m'avancer; (...) les difficultés de communication avec le terrain ne me permettent pas, en l'état, d'avoir le moindre détail sur les évènements", a déclaré mercredi 17 juillet à nos confrères de l'AFP le procureur adjoint de Cayenne, Jean-Claude Belot.


Ces soldats étaient engagés dans une opération qui consistait à détruire par explosif les sites d’orpaillage qui exploitent les quartzs aurifères via des puits et des galeries. Ils opéraient à 150 km au sud de Saint Laurent du Maroni à Saint Jean d’Abounami. Ce secteur se situe au sein du Parc amazonien de Guyane, vaste espace protégé où se trouvent un grand nombre de sites aurifères illégaux. 


Selon la dernière mission de survol du parc, effectuées sur plusieurs jours, fin janvier dernier, 132 sites aurifères illégaux y avaient été identifiés (123 sites alluvionnaires et 9 sites d'extractions d'or primaires avec puits) soit dix de plus que fin août 2018, date de la précédente mission aérienne. Il s'agit de l'un des chiffres les plus élevés de ces onze dernières années.

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