Homophobie : le nombre d'agressions physiques atteint un alarmant record en 2018

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RAPPORT - L'association SOS Homophobie déplore ce mardi dans un rapport une "année noire" pour les agressions physiques envers les personnes LGBT en 2018. Avec 231 faits signalés, ces agressions bondissent de 66% par rapport à 2017.

Une "année noire". En 2018, les agressions physiques envers les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis, trans), ont atteint un record, avec 231 faits signalés. Soit un bond de 66%  des agressions par rapport à 2017. C’est le constat alarmant de SOS Homophobie dévoilé mardi 14 mai, dans son rapport annuel. Une augmentation qui s'inscrit dans un contexte de hausse générale d'agressions verbales, de harcèlement et de discriminations  LGBTphobes.

Le précédent record d’agressions physiques remonte à 2013, marquée par un pic des actes homophobes en pleine adoption de la loi sur le mariage pour tous. Cette année-là, 188 cas avaient été recensés. 

Une agression par jour

Cette augmentation des agressions physiques LGBTphobes de plus de 60% entre 2017 et 2018 est principalement liée aux chiffres du dernier trimestre, avec un cas d'agression par jour en moyenne signalé à SOS Homophobie, peut-on lire dans le rapport. 

En tout, en 2018, "SOS Homophobie a recueilli 1.905 témoignages d'actes LGBTphobes", dont les données sont collectées via la ligne d’écoute de l’association, son tchat ou son formulaire en ligne. Une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente (1650 témoignages), confirmant une troisième année de hausse consécutive. Les faits les plus courants rapportés par les victimes sont les manifestations de rejet (62%) et les insultes (51%), devant les discriminations (38%), le harcèlement (20%), les menaces (17%) et la diffamation (17%).

Témoignages lesbiens en hausse

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Si l’association enregistre une hausse de 42% des signalements de violences contre les lesbiennes, cela est davantage le résultat d'une "prise de parole" des victimes que d'une "augmentation de la lesbophobie", assure SOS Homophobie. "Les témoignages de lesbiennes s'inscrivent assurément dans une vague revendicative", dans la foulée des mouvements #MeToo et #Balancetonporc.

Les hommes, qui représentent 66% des témoignages, sont "plus enclins à s'exprimer et à se tourner vers SOS Homophobie pour dénoncer ce qu'ils ont subi" tandis que les femmes (21%) et les personnes trans (5%) ont "tendance à s'autocensurer ou à se tourner vers d'autres associations", souligne le rapport. 

Comme chaque année depuis 2010, Internet, à l'origine de 23% des signalements en 2018, reste "le premier lieu d'expression des LGBTphobies", déplore l'association. En tête de liste, Facebook et Twitter, d’où surviennent plus d’un signalement sur deux, font office de "caisse de résonance" de l’homophobie  du quotidien. 

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