Hôpitaux de Paris : pourquoi les services d'urgence sont en grève depuis dimanche soir ?

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COLÈRE - Un préavis de grève court dans cinq établissements hospitaliers parisiens depuis minuit ce dimanche, alors que les personnels des urgences dénoncent leurs conditions de travail et des agressions répétées depuis le début de l'année. Leurs revendications : plus de moyens et plus de reconnaissance notamment salariale.

C'est là qu'est née la gronde en mars. Tout en assurant des vacations, voilà trois semaines que le personnel des urgences de l'hôpital Saint-Antoine dans le 12e arrondissement de Paris est en grève pour dénoncer ses conditions de travail jugées "insupportables" et des agressions qui se multiplient depuis le début de l'année. Mais depuis minuit ce dimanche, les urgences de quatre autres hôpitaux parisiens (Saint-Louis, Tenon, la Pitié-Salpêtrière et Lariboisière) ont rallié le mouvement, à l’appel des syndicats CGT, Sud santé et FO. Leurs revendications  ? Plus de moyens et plus de reconnaissance notamment salariale.

Les urgentistes pourraient être rejoints par l'ensemble du personnel. Les huit principaux syndicats ont déjà déposé un préavis de grève, qui court de jeudi à samedi matin, soit juste avant le week-end de Pâques.

Selon les concernés, les problèmes de sécurité dénoncés seraient également notamment liés à une surcharge de travail alors que l'an passé 405 emplois équivalents à temps plein ont été supprimés et qu'une nouvelle vague de 779 suppressions est prévue cette année.

Le président de l'APHP, Martin Hirsch, qui s'apprête à recevoir les syndicats a assuré mardi 45 emplois supplémentaires et une réponse tangible sur les salaires, tout en affirmant que "des moyens ont été dégagés pour assurer une présence continue sur tous les sites le nécessitant". Des mesures jugées insuffisantes selon les principaux concernés.

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