"Il faut qu’Enedis comprenne qu’on ne peut pas imposer ça aux gens" : le témoignage d'une électrosensible contre les compteurs Linky

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JUSTICE - Le tribunal de Tours a donné gain de cause à plusieurs plaignants qui avaient lancé une action en justice contre Enedis concernant l'installation des compteurs Linky, reconnaissant un lien de causalité direct entre les troubles de santé dont se plaignaient ces personnes et la pose du compteur. Pour l'une des plaignantes, Joséphine, la pose de ce compteur lui causerait d'importants maux de tête et lui rendrait la vie impossible.

Le 30 juillet dernier, des plaignants ont obtenu gain de cause à Tours contre l'installation des compteurs Linky d'Enedis. Le tribunal a ainsi reconnu un lien de causalité direct entre les troubles de santé dont se plaignaient ces personnes et la pose dudit compteur. Diagnostiquée électro-sensible il y a quatre ans, Joséphine n'a ni antenne ni wifi à son domicile et a refusé catégoriquement l'installation du compteur Linky. Pour elle, impossible de supporter les ondes que pourrait émettre le boitier vert.

"Si le compteur Linky était installé chez moi, je ne pourrai pas rester dans la pièce seulement cinq minutes, avec les maux de tête je ne pourrais pas du tout rester" explique-t-elle au micro de TF1 avant d'interpeller Enedis sur leur démarche d'installation massive des compteurs : "Il faut qu’Enedis comprenne qu’on ne peut pas imposer cela aux gens, on est en démocratie."

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Pour rappel, vingt millions de foyers sont déjà équipés de ce dispositif, déployé par Enedis depuis 2015. Jusqu'ici, la justice avait plutôt donné raison à Enedis, même si le tribunal de Toulouse avait autorisé le refus de l'installation du compteur Linky, en faveur de 13 personnes électro-hypersensibles. 

Pour le fournisseur d'énergie, ses boîtiers ne sont pas dangereux pour ses utilisateurs : "On ne conteste pas l’existence de personnes électro-sensibles, c’est une réalité scientifique, une réalité médicale, une réalité humaine. Cependant, vous avez des agences nationales de santé publique qui, en matière de fréquence, considèrent qu’il n’y a pas d’aggravation particulière puisque le compteur ne génère pas d’ondes plus importantes que ce que générerait un téléphone."

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