Ile-de-France : pourquoi certaines lignes de tram et de bus sont-elles très fréquentées malgré le confinement ?

Ile-de-France : pourquoi certaines lignes de tram et de bus sont-elles très fréquentées malgré le confinement ?
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TRANSPORTS - Les images de tram et de bus remplis de voyageurs en Ile-de-France suscitent des interrogations sur la possibilité de respecter les mesures de distanciation lorsqu'on se déplace. Les opérateurs écartent pourtant l'idée qu'il y ait des lignes "saturées", même si la fréquence de celles empruntées par des salariés devant se rendre sur leur lieu de travail a été renforcée.

Des bus et des trams remplis de voyageurs en plein confinement. Depuis plusieurs jours, les images de certaines lignes de transport de région parisienne suscitent de nombreuses interrogations. En Seine-Saint-Denis par exemple, des passagers étaient obligés de se serrer dans la rame malgré les consignes officielles de distanciation sociale. "Il y a du monde tout le temps, on est serré le soir et le matin", témoignait ainsi une passagère devant nos caméras. "On ne respecte pas la distance, c'est impossible." "A 17 ou 18 heures, c'est toujours plein", confirmait un autre voyageur empruntant cette ligne de tram. 

Si les images peuvent interpeller, les opérateurs de transports assurent qu'il n'y a pas de saturation dans les transports actuellement en région parisienne. La RATP indiquait ainsi jeudi à BFMTV qu'il n'y avait "pas de problème global de transports", avec en moyenne 30% du trafic assuré ce vendredi dans le métro, 45% sur le réseau de tram et 35% sur les lignes de bus. Interrogé vendredi par LCI, Transilien SNCF ne relevait pas non plus de difficulté spécifique, même si des images de quais bondés sur le RER D en gare du Nord avaient circulé début avril.

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Le trafic actuel représente "5 à 10% du trafic habituel", indique à LCI Ile-de-France Mobilités, l'autorité régionale des transports. "Cela signifie qu'il y a environ 500.000 personnes qui prennent les transports tous les jours. Il peut y avoir plus de monde sur certains axes, notamment en Seine-Saint-Denis, où le recours au télétravail est moindre. Ce sont les personnes qui sont obligées d'aller travailler."  Pas de lignes "saturées", donc, mais une fréquentation plus forte sur les axes empruntés par les salariés des entreprises qui sont restées ouvertes durant le confinement, les commerces ou encore établissements de santé. 

Des renforts d'offre au fil de l'eau

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Les opérateurs de transports ont toutefois dû s'adapter au cas par cas. "Nous avons maintenu une offre importante sur les lignes desservant des hôpitaux et des établissements de santé", indique Ile-de-France Mobilités. En outre, "la RATP a remonté son offre sur une trentaine de lignes où l'on constatait qu'il y avait du monde. Sur ces lignes, on est passé de 30 ou 50% à 60 ou 70% de l'offre habituelle". Des mesures qui sont prises "au fil de l'eau", lorsque les besoins se font sentir, et en tenant compte des contraintes propres aux opérateurs, qui doivent faire face à des effectifs réduits depuis le début du confinement. 

A partir du 11 mai, les transports d'Ile-de-France devront rapidement revenir à 100% de leurs capacités. Pour autant, les autorités devraient continuer à inciter les salariés à recourir le plus possible au télétravail afin d'éviter une congestion trop forte du trafic, contraire aux recommandations sanitaires. En outre, les passagers pourraient être obligés, à compter du 11 mai, de porter un masque pour pouvoir emprunter les transports en commun. 

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