Incendie de l'usine Lubrizol : des récoltes suspendues dans les Hauts-de-France, une centaine de communes "impactées"

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L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen

RESTRICTIONS - Selon la préfecture de région des Hauts-de-France ce dimanche soir, une centaine de communes "auraient été impactées par les retombées du panache de fumée" essentiellement dans l'Oise, l'Aisne et la Somme. La préfecture a ainsi pris comme mesure l'interdiction "à titre conservatoire" de la récolte des cultures et de denrées alimentaires d'origine animale en raison de la suspicion de contamination liée" aux retombées des fumées".

La préfecture de région des Hauts-de-France a indiqué ce dimanche interdire "à titre conservatoire" la récolte des cultures et de denrées alimentaires d'origine animale "en raison de la suspicion de contamination liée" aux retombées des fumées de l'incendie de l'usine de Lubrizol à Rouen, dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 septembre.

Une centaine de communes "auraient été impactées par les retombées du panache de fumée" essentiellement dans l'Oise, l'Aisne et la Somme, selon la liste "évolutive"délivrée par la préfecture de région publiée dimanche 29 septembre au soir. "Des retombées de particules de suie ont été signalées, mais elles ne sont pas mesurées par les instruments de mesures d'ATMO, qui suit en permanence les particules de très petites tailles (inférieures à 2,5 micromètres de diamètre), non visibles à l’œil nu", ajoute la préfecture.

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Les cultures végétales non récoltées également consignées

Toujours selon les arrêtés préfectoraux, le lait, le miel collectés et les œufs d'élevage en plein air pondus depuis jeudi "sont consignés sous la responsabilité de l'exploitant jusqu'à l'obtention de garanties sanitaires sur les productions, sur la base de  contrôles officiels". "A défaut de garanties sanitaires satisfaisantes, ces productions seront retirées de la consommation humaine et de l'alimentation animale et détruites", peut-on également lire.

Les cultures végétales non récoltées avant l'incendie ou susceptibles d'avoir été exposées aux fumées sont quant à elles également consignées. En cas de non-respect de cette mesure, les agriculteurs pourraient être punis de deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 300.000 euros. Une fois la consignation levée, la mise sur la marché "s'effectuera sous la responsabilité de l'exploitant" qui devra faire lui-même des contrôles de conformité sanitaire de ses produits.

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"Si vous constatez la présence de retombées sous forme de suie, merci de bien vouloir le signaler aux services de gendarmerie ou de police ou des sapeurs-pompiers" indique le communiqué de la préfecture de la Somme, qui recommande de ne pas consommer les fruits et légumes présentant des traces de suie, alors que "les mesures de qualité de l'air réalisées par ATMO Hauts-de-France n'ont pas fait apparaître à ce stade de taux dépassant le niveau réglementaire."

Selon le bilan de l'Agence régionale de santé (ARS) publié dimanche soir, "une première cartographie fait apparaître que certaines communes auraient été impactées par les retombées du panache de fumée". Le député du Nord LFI Adrien Quatennens a, après de grosses averses tombées sur Lille ce dimanche, alerté sur la présence vers 18h d'une "poussière noire et collante sur les Velux", affichant notamment deux photos montrant des tâches noires sur une vitre et sur un essuie-tout.

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