Notre-Dame : un architecte chargé de la restauration plaide pour reconstruire la charpente en bois

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PROJET - Alors que le chantier de Notre-Dame de Paris a déjà débuté, les architectes chargés du projet ont été reçus ce jeudi au Sénat. L'un d'eux s'est prononcé en faveur d'une reconstruction en bois de la charpente.

"L’usage du bois est probablement la bonne solution" pour la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris : cet avis, c'est celui de Pascal Prunet, l’un des architectes chargé de la restauration du monument, qui s'exprimait ce jeudi lors d'une audition publique au Sénat. "Trouver le bois n’est pas un problème. A priori tout permet de penser qu’on peut reconstruire la charpente en bois."


Une proposition qui irait dans le sens des sénateurs, plutôt en faveur d’une restauration à l’identique, mais qui n’a pourtant pas fait l’unanimité parmi les architectes du projet. Certains semblent préférer l’acier ou le béton, expliquant qu’une reconstruction en bois de chêne prendrait trop de temps. En effet, l’Etat s’est donné cinq ans, pas un de plus, pour reconstruire la cathédrale, détruite par un incendie il y a plus d’un mois.

Une accélération des travaux "inutile et dangereuse"

Parmi les priorités de ce chantier d’envergure, Pascal Prunet a évoqué celle des "pierres altérées par l’incendie, les chocs et les eaux" : "Il faut retrouver des pierres en quantité assez importantes", "rechercher les pierres de substitution assez rapidement", a poursuivi l’architecte qui officie auprès de l’architecte en chef, Philippe Villeneuve. "Il y a dans ce chantier un formidable champ d'acquisition de connaissances dont il faut saisir l'opportunité", a-t-il souligné à plusieurs reprises. Pour l’heure, près de 130 personnes ont déjà commencé à travailler sur le chantier de restauration de la cathédrale. 


La veille, lors de l’examen du projet de loi de restauration en commission, le Sénat s’est opposé à toute dérogation au code du patrimoine par le gouvernement. Ainsi, les sénateurs ont supprimé le contesté article 9 du projet de loi, qui permettait aux autorités de déroger à certaines règles administratives, telles que le code du patrimoine, des règles environnementales ou d’urbanisme. L'accélération des travaux voulue par Emmanuel Macron a été jugée "inutile et dangereuse" par les sénateurs. 

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