Incendie de Rouen : "Je n'écarte aucune hypothèse", assure le patron de l'usine Lubrizol

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L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen

ACCIDENT - Quatre jours après l'accident, le PDG de l'usine Lubrizol s'est expliqué dans une une interview à Paris Normandie. "C’est très important de comprendre l’origine. Un feu ne se déclare pas tout seul...", a-t-il assuré.

"Je n'écarte aucune hypothèse". Dans une interview accordée ce lundi à Paris Normandie, Frédéric Henry revient pour la première fois sur l'incident de Lubrizol à Rouen. Un drame que le PDG de l'usine ne parvient pas à expliquer pour l'heure.

"L’incendie s’est déclaré aux alentours de 2 heures du matin dans un endroit où rien ne bouge. Il n’y a pas d’activité, c’est un entrepôt", a déclaré au quotidien le dirigeant. Néanmoins, les lieux ne sont pas désertés, l'usine fonctionnant 24h/24 : "Il y a des salariés dans l’entrepôt et cet entrepôt principal de Lubrizol est entièrement protégé contre l’incendie avec un système de sprinkler (ndlr : une installation fixe d’extinction automatique). Si quelque chose commence à s’enflammer, le système le noie et cela s’arrête tout de suite."

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"Un feu ne se déclare pas tout seul..."

"C’est très important de comprendre l’origine. Un feu ne se déclare pas tout seul...", a ajouté le PDG, rappelant que le système d'extinction automatique a fonctionné. Et de préciser : "Mais le souci, apparemment, c’est que le feu est parti d’autre part – on ne sait pas encore exactement où et l’enquête nous le dira. On pense qu’en arrivant dans cet entrepôt principal, l’énergie était telle que les spinklers ne servaient plus à rien."

A propos des émanations de benzène constatées par la préfecture, le dirigeant assure : "Je ne sais pas d'où ca vient. Je préfère ne pas faire de commentaires sur le sujet car je ne vois pas pourquoi il y aurait du benzène chez nous. Il ne faut pas oublier une chose : l’entrepôt de Lubrizol a brûlé, mais également un entrepôt voisin de l’entreprise, SCMT (ndlr : Société commerciale de magasinage et de transports). En tout cas, chez nous, nous n’avons pas de fûts de benzène." Quid du plomb ? "Il n’y a pas du tout de plomb chez nous", se défend l'intéressé. Celui-ci confirme le présence de matière radioactive, lesquelles permettent de "faire des mesurages de niveau dans les bacs. "Mais ces cellules sont entièrement scellées (…) nous en avons, mais dans la partie de l'usiné qui n'a pas été du tout touchée par l'incendie."

Quatre jours après l'accident, le Premier ministre a de son côté promis une "transparence totale". "Nous avons souhaité faire en sorte que tout ce qui est su, que toutes les analyses qui sont réalisées soient rendues publiques", a fait valoir Édouard Philippe, en déplacement dans le Morbihan. 

Samedi, le préfet de Normandie, Pierre-André Durand, avait présenté les résultats de différentes analyses. Il avait évoqué "une situation normale" de la qualité de l'air, sauf sur le site de Lubrizol (présence de benzène), tout en rappelant plusieurs décisions concernant l'agriculture, notamment "un gel" des récoltes, appliquant le principe de précaution.

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