Incendies dans le Gard : le feu maîtrisé à Générac, plus de 800 hectares brûlés

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INCENDIES - Plusieurs départs de feu ont touché vendredi le Gard et notamment le secteur de Générac, où 500 hectares étaient déjà partis en fumée quelques jours plus tôt. Un avion bombardier d'eau s'est écrasé lors des opérations, provoquant la mort du pilote. Samedi, les pompiers luttaient toujours contre les flammes.

Le Gard à nouveau ravagé par les flammes. Plusieurs incendies de bois, de garrigues et de vignes ont ravagé des centaines d'hectares, dont plus de 800 hectares dans le secteur de Générac vendredi, déjà touché par des feux quelques jours auparavant. Les opérations des sapeurs-pompiers ont été marquées par la mort d'un pilote de Tracker dans le crash de son appareil. 

Samedi matin, les sapeurs-pompiers ont indiqué que l'incendie de Générac était enfin "maîtrisé", mais qu'il restait "sous surveillance, au même titre que les autres départs de feu constatés la veille. Sur place, Christophe Castaner a souligné les conditions climatiques extrêmement défavorables, exposant la région au risque de nouveaux départs de feu. 

Plusieurs centaines d'hectares partis en fumée

Une dizaine de départs de feu avaient été constatés vendredi en début d'après-midi au sud de Nîmes, entre Saint-Gilles et Vauvert, selon le commandant Jacques Pagès. 

A Vauvert, où un autre feu s'était déclenché, "le feu n'a pas progressé mais il reste sous étroite surveillance" et "aucune habitation n'a été touchée", précisaient les pompiers samedi. Un troisième incendie à Montignargues a été éteint après avoir brûlé 11 hectares. 

Si une vingtaine de maisons ont été évacuées et un mas touché, selon le maire de Générac, Frédéric Touzellier, aucune victime n'était signalée parmi les habitants.

Crash d'un Tracker, le pilote tué

Le pilote d'un bombardier d'eau est mort dans la chute de son appareil alors qu'il luttait contre les incendies de Générac (Gard). Le drame a eu lieu à 17h20, a précisé un communiqué de la préfecture du Gard. Et une enquête judiciaire a d'ores et déjà été ouverte, sous l'autorité du procureur de la République de Nîmes Eric Maurel, qui s'est déplacé sur les lieux. De même, une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau enquêtes accidents.

Deux pompiers avaient par ailleurs été blessés au cours de l'après-midi.

Christophe Castaner, déjà présent à Générac mercredi, pour constater les dégâts du premier incendie qui avait dévoré quelque 500 hectares de la commune, était attendu sur les lieux samedi matin, à partir de 10 heures.

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De nombreux moyens engagés

En fin d'après-midi, 530 pompiers et une centaine de gendarmes étaient mobilisés à travers tout le département du Gard, avec des renforts venus des Bouches-du-Rhône et de la Drôme. Le gros des effectifs étaient déployé à Générac, avec 410 pompiers, 140 véhicules terrestres et 4 Canadairs.

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Un précédent incendie probablement criminel

Mardi, l'incendie qui s'était déjà déclaré dans cette zone était "l'un des plus violents" de l'été, d'après le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, arrivé sur place le lendemain. L'origine de ce sinistre, qui n'avait fait aucune victime, est a priori "criminelle" selon le procureur de Nîmes Eric Maurel qui a précisé que les enquêteurs privilégiaient la thèse de "l'acte volontaire".

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