INFO LCI - Chauffeur de bus accusé d'avoir refusé l'accès à une femme en jupe : la RATP ouvre une procédure disciplinaire

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FAIT-DIVERS - D'après les informations de LCI, le chauffeur de bus accusé d'avoir refusé d'ouvrir ses portes à une jeune femme en jupe mardi 30 avroil a été auditionné dans le cadre d'une enquête interne. Il reconnaît ne pas avoir ouvert les portes du véhicule mais réfute les motifs qui lui sont imputés. Une procédure disciplinaire a été ouverte à son encontre.

Il a été auditionné samedi soir. Le chauffeur de bus de la RATP, accusé par l'écrivain algérien Kamel Bencheikh d'avoir refusé de laisser monter sa fille dans le véhicule en raison de sa tenue, a reconnu une "faute de service". Celle d'avoir laissé dehors deux jeunes femmes, au niveau de la station Botzaris, dans le 19e arrondissement, à une heure tardive, alors qu'elles souhaitaient monter dans le bus. 


En revanche, selon les dires de la RATP à LCI, ce dimanche midi, le chauffeur ne reconnaît pas "les faits tels que présentés dans la presse". Il réfute avoir refusé l'accès au bus à la jeune femme "parce qu'elle portait une jupe", ainsi que l'a rapporté l'écrivain dans un post Facebook. La société de transports ne souhaite toutefois pas s'exprimer sur le reste de ses déclarations. 

Chauffeur mis à pied

"Le machiniste ayant reconnu une faute, une procédure disciplinaire a été ouverte", nous indique-t-on. Procédure qui pourrait mener, à son terme, à une révocation. En attendant, poursuit la RATP, l'enquête se prolonge via un appel à témoignages lancé sur les réseaux sociaux. Kamel Bencheikh, sollicité sur Facebook par la RATP à plusieurs reprises, n'a pas donné suite et le réseau francilien n'a connaissance "à date", d'aucune plainte. L'écrivain a pourtant annoncé son intention de passer par la case justice. Par ailleurs, d'après nos informations, le chauffeur concerné a été relevé de ses fonctions jusqu'à nouvel ordre. En poste depuis 4 ans, il ne s'est jamais exposé à des sanctions ou à des observations sur son comportement. 


Samedi en fin de journée, la ministre des Transports Elisabeth Borne et la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa ont réagi par un communiqué conjoint. Elles dénoncent des faits qui "s'ils étaient confirmés, seraient d'une grande gravité, totalement contraires aux valeurs de service public". 

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