INFO LCI – Confinement : hausse des messages haineux en ligne au mois de mars

INFO LCI – Confinement : hausse des messages haineux en ligne au mois de mars
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HAINE EN LIGNE - Selon le baromètre de Netino, société spécialisée dans l’étude des réseaux sociaux, 14% des messages en ligne pouvaient être qualifiés de contenu haineux au mois de mars. Une partie d'entre eux sont liés au confinement. Un sujet suivi de près par le gouvernement.

C’est un indicateur substantiel pour le gouvernement. Les contenus haineux sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux ont augmenté au mois de mars. Selon le baromètre de Netino, société spécialisée dans l’étude des réseaux sociaux, 14% des messages en ligne pouvaient être qualifiés de contenu haineux au mois de mars. Contre 12% en janvier et 11% au mois de février. L’étude, suivie de près comme "capteur" par le service d’information du gouvernement (SIG), porte sur un échantillon aléatoire de plus de 15.000 commentaires. 

                                                                                                                                                                                                                                                         

Principale raison de cette hausse au mois de mars, le contexte des élections municipales puisque c’est sur la première semaine que les messages haineux se sont surtout concentrés, rapporte Netino. Dans le détail, en premières positions, reviennent les insultes entre internautes (33% des contenus haineux), les attaques contre les personnalité politiques (26%) puis non politiques (12%). Les attaques contre les médias sont placées en quatrième position (8%). A noter, en mars, l’apparition dans ce classement en cinquième position des messages haineux à l’encontre des comportements non civiques liés au confinement (7%), alors même que ce dernier n’a été mis en place qu’à partir de la deuxième quinzaine.

"Fort enjeu de modération"

Selon nos informations, un rapport détaillé et complet a été commandé par le gouvernement afin de vérifier si cette tendance se confirmait sur la durée du confinement afin par ailleurs de la mettre en perspective avec le taux d’engagement sur Internet forcément plus élevé. Une réunion en visioconférence a réuni vendredi les principales plateformes numériques et plusieurs membres du gouvernement : la porte-parole Sibeth Ndiaye, le secrétaire d’Etat chargé du numérique Cédric O et le secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance, Adrien Taquet.

L’échange a porté sur la mobilisation des plateformes dans le cadre de la crise sanitaire. "Les plateformes sociales, Facebook et Twitter en premier, ont reconnu un fort enjeu de modération pendant cette phase dû à une augmentation très forte de l’usage lié au confinement", rapporte-t-on dans l’entourage d’un participant.

Les fausses informations dans le viseur

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Autre indicateur inquiétant, les fausses informations relayées sur les plateformes. Des contenus échangés quasiment à l’infini sur les messageries cryptées telles que WhatsApp. L’enjeu pour les autorités étant de faciliter la visibilité de leurs propres contenus. "A ce stade, tous les principaux acteurs se sont notamment engagés à mettre en avant ces sources d’information sur leurs services respectifs, en particulier la page dédiée sur le site du gouvernement", précisait un communiqué de presse le 28 février dernier.

Certaines plateformes ont franchi une étape, laissant présager une inflexion dans l’approche de la thématique des " fake news". Fait inédit, Twitter a ainsi supprimé deux tweets du président du Brésil, Jair Bolsonaro, qui relayaient des fausses informations concernant le Covid-19, notamment une vidéo vantant les mérites de l’hydroxychloroquine et appelant à stopper les mesures barrières telles que la distanciation physique. 

Comme le rapporte Buzzfeednews, l’entreprise a indiqué avoir "récemment étendu ses règles pour supprimer les contenus contraires aux informations de santé publique fournies par les sources officielles et qui pourraient exposer les personne à un risque accru de transmission du Covid-19". Facebook et Instagram, où était relayée cette vidéo, l’ont aussi supprimée.

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