Après une baisse en trompe l'oeil pendant le confinement, le taux de chômage repart à la hausse

Après une baisse en trompe l'oeil pendant le confinement, le taux de chômage repart à la hausse
Population

EMPLOI - L'Insee estime dans ses prévisions que le taux de chômage sera plus élevé qu'à la fin de premier semestre, et bien plus que fin 2019. Il avait connu une baisse en trompe-l’oeil pendant le confinement où un grand nombre de personnes sans emploi avaient interrompu leurs recherches.

L'Insee publie aujourd'hui son point de conjoncture trimestriel - son compte-rendu - sur la situation économique en France. En introduction, l'institut annonce que "les comptes nationaux du deuxième trimestre 2020 ont mis en évidence la rudesse du choc économique lié à la situation sanitaire". Pour autant, ajoute le rapport, les données collectées depuis le début du déconfinement montrent que l'économie française s'est rapidement remise sur pied, en fonctionnant "en août à environ 95 % de son niveau d’avant-crise".

Une remontada inédite qui s'explique par "le caractère massif des politiques publiques mises en oeuvre pour contrer" les effets économiques, immédiats ou de plus long terme, de la crise. Mais qui se suffira pas à ralentir la montée du chômage, estimé à 9,5% de la population active dans les prévisions de l'Insee pour le second semestre 2020.

Un rebond modéré des embauches

"Plus de 700 000 emplois salariés ont été perdus au premier semestre 2020", rappelle d'abord l'institut. Au second semestre, le rebond de l’activité se traduirait "par un rebond modéré de l’emploi dans la plupart des secteurs, sauf les plus affectés par la crise sanitaire", selon les prévisions de l'Insee. Les secteurs de l'industrie, de la construction et du commerce seraient les plus susceptibles d'embaucher, notamment en interim et CDD. Le secteur public devrait également rebondir d'ici à la fin de l'année, "avec des embauches de contractuels et de vacataires qui avaient été suspendues au printemps", estime l'Insee.

À l'inverse, l'emploi continuerait "de se contracter nettement" dans les secteurs du transport, de l'hébergement-restauration, des services aux ménages et de la culture, poursuit le rapport, estimant que "face à la réduction de leur activité, les entreprises de ces secteurs ne seraient plus en mesure de retenir toute la main-d'œuvre qu'elles avaient jusqu'à présent préservée de façon spontanée ou à travers le recours aux dispositifs d'activité partielle", ajoute l'institut.

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L’emploi salarié serait néanmoins "quasiment stable" au second semestre, pendant que le taux de chômage "augmenterait nettement" malgré tout, pour atteindre environ 9,5 % de la population active en fin d’année, calcule l'Insee. Soit 2,4 points de plus que mi-2020 et 1,4 point de plus qu'un an plus tôt. En partie parce que le chômage a connu "une baisse en trompe-l’oeil pendant le confinement où un grand nombre de personnes sans emploi avaient interrompu leurs recherches", selon l'Insee.

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