Islamisme radical : le recteur de la Grande Mosquée de Paris appelle à "combattre cette idéologie mortifère"

Islamisme radical : le recteur de la Grande Mosquée de Paris appelle à "combattre cette idéologie mortifère"

ISLAM - Alors que l'exécutif est "en guerre" contre l'islamisme radical, le recteur de la Grande Mosquée de Paris Chems-Eddine Hafiz s'est entretenu dans l'après-midi du lundi 19 octobre avec le président de la République afin de "combattre cette idéologie mortifère".

Un message d'unité contre l'islamisme radical. Voilà ce qu'a voulu faire passer Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris lundi 19 octobre, trois jours après l'assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Reçu dans le bureau d'Emmanuel Macron à l'Elysée avec d'autres responsables religieux, l'avocat est revenu sur son échange avec le président de la République. "Nous devons combattre cette idéologie mortifère", a-t-il martelé. 

L'islam est compatible avec les valeurs de la République- Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris

Alors que le gouvernement, "en guerre contre les ennemis de la République", a durci le ton dès ce lundi, avec  une série d'opérations policières - 34 exactement - contre la mouvance islamiste, les responsables religieux sont appelés à se "mobiliser". Le chef de l'Etat a demandé aux responsables du CFCM de "[se] pencher sérieusement sur à la fois la prévention de la radicalisation, sur la formation des imams, sur tout ce qui est aujourd'hui de notre compétence", a résumé Chems-Eddine Hafiz. 

"Aujourd'hui nous devons combattre cette idéologie mortifère qui est en train de ternir l’image de l’islam ici en France", a expliqué le recteur de la Grande mosquée de Paris. "Toutes les organisations musulmanes doivent se mobiliser pour montrer que l'islam est compatible avec les valeurs de la République, dénoncer de la manière la plus ferme tous ces actes commis en son nom et en même temps combattre ces idées", a-t-il ajouté.

Concrètement, Chems-Eddine Hafiz compte sur un travail de terrain pour lutter contre l'obscurantisme : "La première mesure que les mosquées doivent prendre est que les imams doivent venir sur le terrain et apporter la contradiction à ceux qui actuellement sont en train de dévoyer le message coranique", a-t-il avancé. Il a également appelé sur Twitter les imams à consacrer leur prochain prêche, vendredi 23 octobre, "à la dénonciation du terrorisme islamiste".

Plus tôt dans la journée, des imams ont exprimé leur "colère" et leur "honte" devant le collège Le Bois d'Aulne où enseignait Samuel Paty. "C’est très important de venir ici pour montrer notre chagrin, montrer que ce qui s’est passé ici, ce n’est pas l’islam. C’est le fait de voyous qui n’ont rien à voir avec l’islam", a déclaré Kemadou Gassama, imam à Paris. L'imam de Drancy Hassen Chalghoumi a lui lancé un cri d'alerte, appelant la communauté musulmane à se "réveiller". "C'est votre avenir qui est en jeu", a-t-il prévenu. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Loi "sécurité globale" : 133.000 manifestants en France selon l'intérieur, 500.000 selon les organisateurs

93 médicaments commercialisés en France seraient dangereux, selon la revue Prescrire

Combien de convives autour de la table pour Noël et le jour de l'An ?

Covid-19 : premier décès d'un volontaire aux tests pour un vaccin

Nombre de convives, aération... quels conseils pour passer des bonnes fêtes de fin d'année ?

Lire et commenter