"Je brûle la France" : tollé à droite après le nouveau clip de Nick Conrad, l'auteur de "Pendez les blancs"

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RÉCIDIVE - Condamné en mars dernier pour provocation au crime après la publication d'un clip aux images aussi violentes que les paroles, le chanteur auto-produit originaire de Seine-Saint-Denis est de nouveau ciblé par plusieurs responsables politiques. En cause ? "Doux pays", diffusé sur YouTube le 17 mai, dans lequel il "brûle" et "baise" la France.

Tout juste mis en ligne, déjà polémique. "Doux pays", le dernier clip du rappeur Nick Conrad, diffusé sur YouTube le 17 mai, n'a pas tardé à faire réagir des leaders politiques, notamment à droite, qui y voient une nouvelle provocation. "Je baise la France, baise la France / Jusqu’à l’agonie / Je brûle la France", attaque d'emblée le chanteur auto-produit originaire de Seine-Saint-Denis, dans ce titre extrait de son dernier album, intitulé Révolution 2.0. 

"Cet hexagone, j’l’encule sa grand-mère", "J’vais poser une bombe sous son Panthéon", "Que dit l’autre con de Charles Trenet / N’a jamais été doux, le pays", déclame-t-il encore, avant de simuler l’étouffement d’une femme. De la tête de liste Les Républicains aux Européennes, François-Xavier Bellamy, à Bruno Retailleau et Éric Ciotti en passant par Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), ces paroles ont suscité de vives condamnations.

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Alors que Nicolas Dupont-Aignan qualifie la chanson "d'appel au meurtre et à la guerre civile", François-Xavier Bellamy estime que "les lâchetés d’hier préparent les violences de demain", et regrette que "des milliers de jeunes l’écoutent".

Nick Conrad s'explique à la fin du clip : "Le mot France est à considérer ici comme mentalité française"

Pour rappel, en septembre 2018, la diffusion du clip "Pendez les Blancs", depuis retiré par YouTube, avait donné lieu à une vive polémique et suscité de nombreuses condamnations au sein du gouvernement et dans la classe politique. Condamné en mars dernier pour provocation au crime, le rappeur semble avoir voulu cette fois prendre les devants en développant sa position à la fin du clip controversé de "Doux Pays". "Le mot France est à considérer ici comme mentalité française, médias,... qui se sont arrogés le droit de qualifier Nick Conrad en des termes inexacts plutôt que d'ouvrir le débat épineux. C'est donc sur eux que se tournent ces mots mais en aucun cas sur les Français qui subissent malgré eux l'influence des médias et des leaders d'opinion mensongers", argue t-il, se qualifiant d'artiste et "d'homme libre".

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