"Je suis plus que déçue par votre immobilisme": Brigitte Bardot écrit à Emmanuel Macron sur les abattages sans étourdissement

"Je suis plus que déçue par votre immobilisme": Brigitte Bardot écrit à Emmanuel Macron sur les abattages sans étourdissement
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MALTRAITANCE ANIMALE - La présidente de la fondation éponyme défendant les droits des animaux a adressé ce lundi une lettre au chef de l'Etat lui reprochant son "inaction" depuis leur dernier entretien. Elle y évoque notamment des images inédites tournées à l’abattoir de Rodez, dévoilées ce même jour, et "qui soulèvent le cœur".

"Nous avons le devoir de limiter autant que possible et sans délai la souffrance, l'épouvante, l'agonie des animaux égorgés à vif." Dans une lettre rendue publique ce lundi dans la foulée de la publication par sa fondation d'images choc, Brigitte Bardot interpelle Emmanuelle Macron sur les abattages sans étourdissement. "Aujourd'hui, je vous demande de vous mettre En Marche pour les animaux (...) les Français ne comprennent pas votre inaction", amorce-t-elle. 


"Sur ces images tournées il y a deux mois à Rodez, nous ne dénonçons pas d'infraction particulière, juste l'horreur et la souffrance quotidienne des êtes égorgées en pleine conscience", écrit-elle, s’appuyant notamment sur le témoignage d'un vétérinaire qui les a commentées pour la Fondation.


Rappelant que "la réglementation européenne et nationale exige l’étourdissement des bêtes avant leur abattage", Brigitte Bardot exhorte ensuite le chef de l'Etat à abroger la dérogation prise en France, par décret, pour l'abattage halal et kasher. "Vous en avez le pouvoir", insiste-t-elle.

"Puis-je encore compter sur vous ?"

"Monsieur le Président, il n'est plus temps de tergiverser sur la question, de se renvoyer la balle indéfiniment, regardez les images que nous dévoilons aujourd'hui, elles sont scandaleuses, choquantes, indignes et inacceptables d'un pays comme la France qui se prétend civilisé", poursuit-elle dans sa lettre. Et de poursuivre : "je vous demande, Monsieur le Président, de faire que la France rejoigne les pays qui imposent l'étourdissement des bêtes en toute circonstance lors de leur abattage."


Enfin, pour la deuxième fois dans sa lettre, la présidente de la Fondation fait référence aux chasseurs auxquels, selon elle, le Président à "tout accordé". "Rééquilibrez la donne", l'incite-t-elle avant de lancer, en guise de dernier appel du pied : "Puis-je encore compter sur vous ?"

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