Le lundi de Pentecôte est-il un jour férié et chômé ?

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FÉRIÉ (OU PRESQUE) - 2019 ne fera pas exception : chaque année, la question se pose de savoir qui travaille le lundi de Pentecôte et qui peut rester au fond du lit. On vous explique tout.

Depuis son instauration, la journée de solidarité du lundi de Pentecôte a beaucoup évolué. Alors, jour travaillé ou jour férié ? Explications.

C'est en 2003 que l'idée de mettre en place une journée de solidarité germe. L'été a été meurtrier. La canicule a fait 70.000 morts en Europe, 19.000 dans l'Hexagone, principalement des personnes âgées. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre de l'époque décide alors d'allouer une journée de travail "en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées". Le lundi de Pentecôte est choisi, et devient ainsi "férié mais non chômé". En d'autres termes, les salariés travaillent mais ne sont pas payés. Une partie de l'argent ainsi économisé est reversé à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, créée à cette occasion. 

Des disparités entre les métiers

Mais en 2004, une nouvelle loi passe. Dès lors, les entreprises peuvent choisir un autre jour férié, un jour de RTT, offrir cette journée à leurs salariés ou encore l'étaler sur plusieurs jours. C'est le cas, par exemple, pour la SNCF. Les employés travaillent un tout petit peu plus chaque jour (la durée exacte de travail supplémentaire est de 1 minute 52 secondes) pour financer cet effort financier. 

Quatre ans plus tard, en 2008, le lundi de Pentecôte redevient férié et chômé. La journée de solidarité est donc, depuis, complètement déconnectée du lundi de Pentecôte. Dès lors, cette contrepartie est laissée à l'appréciation des employeurs, qui peuvent supprimer un jour de congé ou offrir cette journée à leurs salariés. C'est donc l'accord d'entreprise ou, à défaut, l'accord de branche, qu'il faut aller regarder pour en savoir plus. Ce que les syndicats dénoncent régulièrement. Jugée inéquitable, cette journée de solidarité ne s'applique pas non plus aux professions libérales, rappelait la CFTC en 2016

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Cette taxe a été étendue en 2013 aux retraités imposables, dont les pensions sont également ponctionnées de 0,3% au titre de la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (Casa). Et cette année, la collecte devrait approcher 2,1 milliards d'euros chez les actifs et 785 millions chez les retraités, précise la CNSA dans un communiqué.

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