L'école à la maison est-elle désormais interdite par le projet de loi sur les séparatismes ?

Un garçon fait ses devoirs le 21 mars 2020, à Montlouis-sur-Loire, en France
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PRÉCISION - Emmanuel Macron a annoncé ce vendredi la fin à venir de l'instruction à domicile, qui sera "strictement limitée". Cela signifie bien que l'école à la maison sera désormais interdite... sauf pour une très large majorité des écoliers qui en bénéficiaient.

Le président de la République décrit lui-même cette décision comme "radicale". Lors de la présentation, ce vendredi 2 octobre, de son plan d'action contre le "séparatisme islamiste" à l'oeuvre selon lui en France, Emmanuel Macron a mis l'éducation au cœur de son projet. Entre autres mesures, celle de la fin dès la rentrée 2021 de l'instruction scolaire à domicile pour tenter d'enrayer la lente progression des déscolarisations.

Au moins 25.000 élèves pourront continuer l'école à la maison

 Une annonce saluée par certains... Mais qui inquiète plusieurs parents qui regrettent cette "interdiction" d'un droit qu'ils estiment fondamental. Alors que le président de la République n'a pas explicitement dit que l'école à la maison sera désormais interdite, il semble que ce soit bel et bien le cas. Interrogé par LCI, le ministère de l'Education n'a lui non plus pas choisi cette formulation, préférant simplement rappeler que "l'instruction scolaire à l'école sera obligatoire".

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Seulement, si, le chef de l'Etat a annoncé que "l'instruction à domicile sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé", de nombreux élèves pourront toujours y avoir accès. Selon les précisions du ministère de l'Education, seront en effet exemptés de cette obligation les enfants malades ou en situation de handicap - comme l'avait annoncé Emmanuel Macron - mais aussi ceux dont les familles sont en itinérance et les sportifs de haut niveau. Une liste qui peut être amenée à être modifiée, comme nous le précise le ministère. Le projet de loi sur la fin de l'instruction à domicile sera en effet débattu en Conseil des ministres le 9 décembre, puis discuté au parlement au premier semestre 2021.

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Si cette liste semble comporter peu d'exceptions, elle englobe pourtant au moins la moitié des écoliers déjà concernés par ce dispositif. Car sur les "plus de 50.000 enfants" qui suivent ainsi les cours, "plus de 25.000 sont malades" et continueront donc d'être instruits par le Cned, comme l'avait précisé le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer. 

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