La France, deuxième pays d'Europe pour les demandes d'asile : d'où viennent les ressortissants ?

Population

BILAN - En 2018, 122.743 demandes d'asile ont été adressées en France, un chiffre en hausse de 22% par rapport à 2017, selon l'Ofpra. La France est le deuxième pays de l'UE, derrière l'Allemagne. Les ressortissants sont principalement venus d'Afghanistan, d'Albanie, de Géorgie, de Guinée et de Côte d'Ivoire.

Une nouvelle hausse du nombre de demandes d'asile déposées en France. Selon les chiffres communiqués par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), mardi 15 janvier, 122.743 dossiers ont été déposés en 2018, soit une hausse de 22% par rapport à l'année précédente, au cours de laquelle la barre des 100.000 avait été dépassée. 

L'an dernier, selon l'Ofpra, 46.700 personnes ont été placées sous le statut de réfugié et de la protection subsidiaire, ce qui représente une hausse de 9% par rapport aux protections accordées en 2017. L'asile a été accordé à 36% des demandeurs, en incluant les décisions de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).

Au total, la France a rendu 122.000 décisions, ce qui représenterait une hausse de 6% - l'un des engagements d'Emmanuel Macron en matière d'asile étant d'accélérer le processus de décision. 

Le profil des ressortissants a changé

L'année 2018 a été marquée par une évolution notable de l'origine des ressortissants. Les principaux pays d'origine de la demande d'asile sont l'Afghanistan (10.221 demandes), l'Albanie (8.261), la Géorgie (6.717), la Guinée (6.621) et la Côte d'Ivoire (5.256). Par rapport à l'année 2017, les demandes venant d'Albanie ont baissé de 28%, tandis que celles de Géorgie (+ 256%), de Guinée (+61%) et de Côte d'Ivoire (+45%) sont en hausse. 

Par comparaison, selon des chiffres provisoires, l'Allemagne a enregistré 174.000 demandes sur les onze premiers mois de 2018, et l'Italie, 54.000 demandes.

Selon la Direction générale des étrangers en France (DGEF), la hausse des demandes s'explique notamment par des "flux secondaires" - à savoir des personnes déjà enregistrées dans d'autres pays (principalement l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne) - lesquels doivent, en principe, prendre leurs dossiers en charge au titre de la procédure Dublin. C'est notamment le cas de nombreux demandeurs d'asile d'Afghanistan venus d'Allemagne. S'agissant des ressortissants venant d'Albanie et de Géorgie - pays où les risques sont jugés faibles par les autorités, le ministère de l'Intérieur lie ces mouvements à la libération du régime de visas, des mesures ayant été prises pour tenter de ralentir ces départs. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter