Les nonnes du Gers et leur ferme "start-up" cartonnent sur les réseaux sociaux

Les nonnes du Gers et leur ferme "start-up" cartonnent sur les réseaux sociaux

BONNE FOI - Il y a quelques mois, les sœurs de l'abbaye de Boulaur (Gers) se sont lancées dans un projet un peu fou : une vidéo postée sur Internet pour agrandir leur ferme. Miracle : l'entreprise connaît un succès d'enfer.

Les voies du Seigneur sont non seulement impénétrables, mais imprévisibles. En témoigne cette histoire un peu folle. Celle de l'abbaye de Boulaur (Gers), dont les 32 soeurs n'arrivaient plus à subvenir à leurs besoins, ni à couvrir les frais d'entretien du bâtiment, classé monument historique. Alors, le 6 janvier dernier, elles ont posté une vidéo sur les réseaux sociaux pour lever des fonds afin de financer un projet de grange "du 21e siècle".

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"C'est un projet audacieux, d'entrepreneuriat féminin, vante leur clip, ayant vocation à financer ledit projet. Comme au temps où les abbesses montaient à cheval pour visiter leur fondation, c'est un peu une start-up du XIIe siècle, mais façon XXIe siècle." La vidéo est vite devenue virale : près de 85.000 vues, pour plus d'1,5 million d'euros récoltés ! Mais pour ce faire, les soeurs se sont endettées, et doivent à présent multiplier par quatre la production de leur ferme. 

Actuellement, avec leurs vaches laitières, elles produisent trois tonnes de fromage par an. Insuffisant, comme les deux hectares de potager derrière l'église. "Parler de productivité, c'est aussi parler d'un travail bien fait. Donc on a essayé de trouver un modèle économique viable, qui puisse nous permettre de gagner notre vie", avance Sœur Elisabeth. Qui ajoute, l’œil malicieux : "Ce qui surprend le plus, c'est qu'on ose se lancer dans un truc aussi important, peut-être un peu fou, mais pas si fou, puisqu'on y arrive", précise sœur Anne. 

C'est elle qui, tous les jours, vêtue de son gilet jaune et de son casque, filme l'avancée du chantier, pour en faire des "stories". Coût des travaux, pour la construction d'une ferme ultra moderne, axée sur le bio : 4 millions d'euros. "On est sur Facebook et sur Instagram, et il y a plusieurs milliers de gens qui suivent quotidiennement", ajoute-t-elle, consciente que c'est notamment à la communication qu'elles doivent la désormais possible réalisation de leur rêve. Le financement participatif est à ce prix.

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