Le collectif "Osez le féminisme" exige le retrait de la carte d'un bar aux cocktails de Strasbourg

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SEXISME - Un bar strasbourgeois pas tout à fait comme les autres est dans le viseur d'Osez le féminisme. En cause, sa carte de cocktails aux noms des plus sexistes, vulgaires et faisant parfois l'apologie du viol.

Sa carte des cocktails n'est pas à mettre entre toutes les mains. Un bar de Strasbourg situé dans le quartier de la Cathédrale a été signalé par la section régionale d'Osons le Féminisme qui dénonce une carte aux noms "pornographiques violents et pour le moins dégradants", indique l'association. 

En effet, un simple coup d'oeil sur le nom des différents cocktails permet de mesurer l'ampleur du problème. Certains sont 

carrément sexistes ("Nymphomane limée en profondeur") et d'autres font carrément l'apologie du viol ("Esclave sexuel forcé à sucer"). 

Au total, ce sont une bonne vingtaine de boissons qui sont proposés. Pour Osez le féminisme 67, cette carte "banalise la pornographie mais aussi les violences masculines contre les femmes. Si "punie par deux bites" (sic) peut être le nom d’une boisson qu’on commande au serveur est-ce que cela signifie que c’est acceptable ? Que c’est drôle ? Que c’est sans conséquence ? Cette carte n’a rien d’humoristique ce qu’elle décrit sont des actes de torture qu’elle banalise voire légitime", dénonce le communiqué de l'association. 

La réputation de l'établissement n'est pas nouvelle : sur TripAdvisor, certains clients se sont indignés de l'accueil reçu et ont, pour beaucoup dénoncé les noms de cocktails figurant sur la carte. En 2016, déjà, on pouvait lire : "Les noms des cocktails laissent vraiment à désirer, comment peut on donner de noms pareils ?", ou encore "une carte qui a plus sa place dans un film pour adulte que dans un bar", "cette carte de cocktails aux noms plus que troublants". 

Dans leurs commentaires postés sur Tripadvisor, des clients déconseillent de se rendre dans le bar. Quant à "Osez le Féminisme", l'association appelle au retrait de cette carte aux noms "vulgaires, offensants et sexistes". LCI a tenté de joindre le patron de l'établissement ce vendredi, sans succès. 

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