SNCF : le numéro de billetterie "3635" ne sera bientôt plus surtaxé

Population
DirectLCI
TRANSPORT - Guillaume Pepy, président de la SNCF, veut mettre fin à la surtaxe du numéro d'appel de billetterie et de service après-vente de la compagnie. Une solution pour les personnes n'ont pas accès à internet, et qui doit compenser la fermeture de boutiques et de guichets en gare.

Une bonne nouvelle pour tous les habitués des galères SNCF ! Leur numéro d'appel 3635, servant à la fois de billetterie et de plateforme d'aide et de services après-vente, ne sera bientôt plus surtaxé. Guillaume Pepy, président de la SNCF, a fait cette annonce mardi 26 février, en expliquant que la décision avait été prise pour que ceux qui n'ont pas d'accès à internet puissent acheter des billets de train plus facilement.

Un billet acheté par téléphone et reçu par La Poste

Le 3635 permet d'acheter un billet, de modifier son voyage ou de se renseigner sur les horaires, 7 jours sur 7 de 7h à 22h. Bien pratique donc, et pourtant ce numéro est, selon les propres mots de M. Pepy, "un peu sorti de l'esprit" des gens. L'arrivée d'internet et des applications SNCF n'y est pas pour rien. Mais son coût, actuellement de 40 centimes par minute en plus du prix d'un appel local, limite aussi grandement son utilisation.


C'est pour cela que la compagnie ferroviaire a pris la décision d'en faire un numéro "normal", et ce "avant l'été", a annoncé M. Pepy sur RMC et BFMTV. "Cela veut dire que quand vous êtes une personne âgée, quand vous êtes une personne qui a du mal à se déplacer à la gare, ou quand le guichet n'est pas ouvert, vous faites le 3635 et tout simplement on vous envoie votre billet par la poste", a-t-il ajouté.

Bientôt des billets dans les Postes et les tabacs ?

Au-delà de la bonne volonté, Guillaume Pepy anticipe également la fermeture "progressive" des boutiques SNCF. Bien que le Président indique vouloir "maintenir de la vente en gare", il reste le problème des guichets des plus petites villes, qui n'attirent pas assez de fréquentation pour justifier du personnel à temps plein. "Quand un guichet vend une dizaine ou une quinzaine de billets dans la journée, qui paye?" a interrogé le dirigeant. "C'est le contribuable régional. (...) Il faut conserver de la vente de billets TER partout, mais pour ça il faut trouver des solutions intelligentes", a-t-il estimé.

Il y a beaucoup de bureaux de tabac, on vend de moins en moins de cigarettes, on pourrait vendre autre chose, et les billets de TER c'est une vraie bonne idéeGuillaume Pepy, patron de la SNCF

Plusieurs solutions sont d'ores et déjà envisagées. Comme la vente de billets dans des guichets mobiles, présents dans les villes, sur les marchés par exemple. Des discussions sont également en cours avec La Poste et avec les mairies. "Mon objectif, c'est qu'on puisse acheter des billets de TER partout en France", a martelé le patron de la SNCF.


Autre option sur la table : la vente de billets de train dans les bureaux de tabac. "Le président de la Confédération des buralistes [Philippe Coy] vient me voir la semaine prochaine. (...) C'est sa volonté, on va en discuter", a indiqué Guillaume Pepy. "Je pense que c'est une bonne idée. Il y a beaucoup de bureaux de tabac, on vend de moins en moins de cigarettes, on pourrait vendre autre chose, et les billets de TER c'est une vraie bonne idée", a-t-il souligné.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter