Le service national universel expérimenté à partir de dimanche : que vont apprendre les volontaires ?

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ENGAGEMENT - Près de 2000 jeunes volontaires de 15 et 16 ans expérimentent à partir du dimanche 16 juin le nouveau service national universel (SNU). Que vont-ils faire durant cette session d'une quinzaine de jours ?

On connaissait les uniformes du service national universel (SNU). Voici venu le temps de la mise en oeuvre de ce dispositif promis par Emmanuel Macron durant sa campagne. A partir du dimanche 16 juin, près de 2000 jeunes de 15 et 16 ans, dont 50 en situation de handicap, vont expérimenter, durant une quinzaine de jours, ces sessions d'un nouveau genre. Ces volontaires ont été sélectionnés à partir de 4000 candidatures, pour ce premier test à petite échelle. Le dispositif est appelé à se généraliser au fil des ans à l'ensemble d'une classe d'âge, soit 800.000 adolescents. L'an prochain, il sera étendu à 40.000 jeunes.


Ces jeunes, issus de 13 départements, seront encadrés par 450 adultes. Aucun des volontaires n'effectuant un séjour dans son département d'origine, les frais de déplacement seront intégralement pris en charge par l'Etat, ainsi que l'accueil dans les "centres SNU", des structures basées dans des internats, des centres de vacances ou des Crous. Ces premiers volontaires sont des lycéens, des décrocheurs scolaires, des apprentis ou encore des élèves en CAP.

"Culture de l'engagement"

Cette première phase en hébergement collectif sera suivie, durant l'été ou l'année scolaire prochaine, d'une mission d'intérêt général qui sera réalisée durant deux semaines - d'affilée ou non - dans une association, une maison de retraite ou encore auprès de structures de secours. L'objectif général est de "développer une culture de l'engagement", pour "accroître la cohésion et la résilience de la nation" et "garantir un brassage social et territorial de l'ensemble d'une classe d'âge", améliorer l'orientation professionnelle et "valoriser les territoires", selon les objectifs fixés par le gouvernement

Marseillaise au réveil

L'organisation de ces premières journées collectives rappellera probablement quelques souvenirs aux anciens qui ont fait leur service militaire. Uniforme bleu marine avec cocardes, levée des couleurs au réveil à 6h30, du drapeau, chant de la Marseillaise à 8h du matin, coucher à 22h30... La discipline ressemblera un peu à celle en vigueur au sein de l'armée. 


L'hébergement se fera par groupes de dix en maisonnées, elles-mêmes regroupées par cinq au sein d'une compagnie. Les dortoirs ne sont pas mixtes, et l'usage du téléphone portable est interdit durant la journée, pendant les activités. Cette "phase de cohésion", selon les termes retenus par les autorités, sera obligatoire à terme.

Sport et formations

Que feront-ils de leurs journées ? De nombreuses activités sont prévues : initiation au Code de la route, formation aux premiers secours, activités sportives et "de cohésion", mais également des modules consacrés à des thématiques particulières (transition écologique, défense nationale, citoyenneté, accès aux droits...)


Ils se verront en outre proposer un bilan de santé, mais aussi une évaluation des apprentissages fondamentaux de la langue française et des compétences acquises, notamment sur le numérique. 


Enfin, les jeunes recrues savent d'ores et déjà qu'elles assisteront à quatre rendez-vous incontournables : le match de Coupe du monde féminine France-Nigéria le 17 juin, la commémoration de l'Appel du 18 juin, la Fête de la musique le 21 juin et la cérémonie de clôture le 28 juin. 

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