Les fêtes religieuses du mois d'avril seront fortement impactées par le coronavirus

Les fêtes religieuses du mois d'avril seront fortement impactées par le coronavirus
Population

Toute L'info sur

Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

CELEBRATIONS - Les célébrations religieuses prévues au mois d'avril pourraient être fortement bouleversées par les interdictions de rassemblements, a indiqué Emmanuel Macron lundi 23 mars aux représentants des cultes. Pâques, Pessah et le début du ramadan sont concernés.

Le calendrier religieux du mois d'avril bouleversé par la pandémie de coronavirus. Emmanuel Macron a indiqué lundi 23 mars que les célébrations prévues le mois prochain devraient se faire "sans rassemblement", ont indiqué des participants à l'issue de l'audioconférence organisée dans la matinée entre le chef de l'Etat et "les autorités morales et religieuses" du pays.

"Toutes les fêtes religieuses arrivent en avril. Le Président a eu un langage de vérité : les fêtes, compte tenu de la situation, ne peuvent pas s'organiser comme cela se fait habituellement", a indiqué à l'AFP le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui. Pour François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, "les fêtes ne seront pas vécues comme habituellement. Il y a une possibilité de les vivre de manière virtuelle". 

Selon nos informations, le message du président de la République était en effet de prévenir les autorités religieuses que les fêtes religieuses, Pâques, Pessah et le ramadan, ne pourraient pas être organisées sous leur forme traditionnelle. La semaine sainte et le week-end de Pâques pour les chrétiens tombent en effet du 6 au 12 avril, avant le lundi de Pâques le 13. Les fêtes de Pessah, la Pâque juive, sont prévues du 9 (au 8 au soir) au 16 avril et le ramadan doit débuter autour du 24 avril. 

Lire aussi

Numéro d'écoute téléphonique

Les principaux représentants des cultes ont en outre fait part de leurs préoccupations, parmi lesquelles la prise en charge des sans-abri et des migrants, particulièrement exposés à la pandémie. Une "préoccupation commune" s'est ainsi dégagée de cette réunion de deux heures avec, selon les informations transmises à LCI, la volonté "de réfléchir à la mise en place d’un numéro vert unique d’écoute pour les personnes en difficulté", à la disposition des associations, afin de fournir un soutien moral ou spirituel, selon les croyances exprimées. Le chef de l'Etat a demandé au ministère de l'Intérieur de faire des propositions rapides sur ce sujet. 

La réunion comprenait des responsables des principaux cultes (musulman, catholique, protestant, bouddhiste, orthodoxe) mais également des associations laïques et de francs-maçons. Les acteurs laïcs ont été appelés à travailler sur des recommandations, notamment en matière de "résilience", sur la façon pour la population d'affronter les bouleversements liés à la pandémie. Une réunion du même type sera à nouveau organisée dans quinze jours, selon l'Elysée, afin de faire le point sur ces propositions. 

Alors que la France a été placée en confinement total pour au moins deux semaines, la perspective d'un bouleversement des célébrations prévues jusqu'en en avril laisse envisager un possible prolongement des mesures prises sur le territoire national. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent