"Macron, réponds-nous !" : les agriculteurs affichent ce mardi leur malaise devant les préfectures

"Macron, réponds-nous !" : les agriculteurs affichent ce mardi leur malaise devant les préfectures

COLÈRE - "Agribashing" ou déconsidération du monde agricole et de ses pratiques, surtranspositions de règlements européens, accords de libre-échange, retards de paiements des aides européennes: les motifs de crispation sont nombreux pour les agriculteurs.

"Macron, réponds-nous !": devant toutes les préfectures, ce mardi matin et jusqu'à midi, les paysans font entendre leur détresse et demandent au chef de l'Etat de les défendre contre les maux qui affectent un secteur en crise, à l'appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA). Déjà mobilisés le 8 octobre dernier, les agriculteurs avaient bloqué les grands axes routiers dans la France entière.

Il y aura mardi quelques opérations escargots, mais "là, ce n'est pas un blocage. Ce sont des actions devant les préfectures pour lancer un appel au président de la République", a déclaré à l'AFP Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, principal syndicat agricole. D'Arles à Epinal, de la Haute-Savoie à la Gironde, les paysans comptent se rassembler devant les préfectures et interpeller, à travers elles, le chef de l'Etat, opérations de bâchage à l'appui, le hashtag #SauveTonPaysan en bandoulière.

Lire aussi

" Le compte n'y est pas "

"Nous exigeons enfin une réponse du président de la République, réponse qu'il doit aux milliers de paysans français tant l'heure est grave !", déclare la FDSEA de l'Hérault. "On ne peut pas intéresser des jeunes à venir dans cette filière-là avec un bilan qui est quand même très sombre", estime pour sa part Arnaud Gaillot, secrétaire général des JA, qui rappelle le "défi démographique" auquel fait face l'agriculture tricolore: dans les dix ans à venir, un paysan sur deux va quitter le métier.

Outre les intrusions dans les élevages des militants antispécistes ou les pressions sur l'utilisation de produits phytosanitaires, avec la mise en place de zones de non-traitement (ZNT) de pesticides, les agriculteurs déplorent, pour beaucoup, des revenus en berne, en partie à cause de la guerre des prix des acteurs de la grande distribution. Une situation que devait régler au moins partiellement la Loi Alimentation, censée ramener du revenu dans les cours de fermes en rééquilibrant les relations commerciales entre paysans, industriels et distributeurs. "Le compte n'y est pas" quant à la rémunération des agriculteurs, a reconnu lundi le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume lors d'un bilan de cette loi, qui va entrer en novembre dans l'an II de son application, avant de promettre de "durcir les choses, les durcir politiquement".

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : plus de deux millions de morts dans le monde depuis le début de la pandémie

Covid-19 : Frédéric Mitterrand hospitalisé en urgence à Paris

Impôts : faites-vous partie des bénéficiaires de l'acompte versé ce vendredi ?

Vaccination : c'est parti pour la prise de rendez-vous en ligne sur le site Sante.fr

Les alertes neige sont levées, un département en vigilance crues

Lire et commenter