Maison squattée à Théoule : "Ces gens sont une honte pour la société française", fulmine le propriétaire

Maison squattée à Théoule : "Ces gens sont une honte pour la société française", fulmine le propriétaire
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TEMOIGNAGE - Henri Kaloustian, propriétaire de la maison squattée à Théoule-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, s'est emporté ce mercredi matin contre la mère de cette famille illégalement installée chez lui et qui réclame de rester dans le logement.

Une longue histoire dont Henri Kaloustian et son épouse voient tout juste, péniblement, la fin. Ces deux septuagénaires lyonnais sont aux prises avec la justice et les administrations de Théoule-sur-mer depuis trois mois pour récupérer leur maison secondaire, squattée par une famille entière. Après de nombreux rebondissements - procédure pour violences conjugales et garde à vue pour le mari squatteur, expulsion de l'épouse et des deux enfants - l'affaire prend un tour inattendu : la femme squatteuse réclame en effet le droit de revenir dans le logement. Elle assure qu'elle n'est pas entrée par effraction, qu'on lui a donné les clés, et qu'elle a donc le droit d'y résider. Henri Kaloustian, propriétaire, a laissé exploser sa colère ce mercredi sur LCI.

"C'est du cinéma, c'est pour faire parler d'elle", n'a-t-il cessé de répéter. "Vous feriez quoi si quelqu'un qui viole votre domicile, couche dans vos draps, se fait expulser puis demande à revenir ? La question se pose même pas, elle croit au père Noël", a-t-il lâché.

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"Une honte pour la société française"

M. Kaloustian a ensuite déclaré avoir enfin la possibilité de récupérer sa maison secondaire. "Le procureur de la République a remis les clés aux gendarmes, elles sont en la possession de mon avocat, les serrures ont déjà été changées", a-t-il précisé, ajoutant qu'il se rendrait dans sa résidence "ce mercredi soir ou jeudi matin".

Très remonté, le septuagénaire a également affirmé à plusieurs reprises que "ces gens là, ces bandits, ces violeurs de domicile (...) ne devraient même pas exister" et qu'ils sont "une honte pour la société française (...) pour l'honneur de la patrie de la France", tout autant que "les gens qui défendent ces gens-là".

"La loi doit changer immédiatement"

Il réclame "que la loi [qui protège les plus démunis des expulsions] change immédiatement", assurant qu'elle "oblige", actuellement, "à se faire justice soi-même" puisque les délais sont longs et les décisions, injustes à ses yeux. Heureusement pour lui, il reconnaît avoir eu le soutien des équipes municipales, du procureur et même de la ministre du logement, Emmanuelle Wargon.

Mais comment ont-ils pu entrer de prime abord ? "Je n'arrive pas à comprendre, la maison était fermée, je ne comprends pas ce qu'il s'est passé", répond Henri Kaloustian. Seul doute qui lui vient à l'esprit : il avait mis sa maison en vente il y a quelques années, dans une agence immobilière, puisque cette maison ne lui convenait plus pour des raisons de santé.

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