Manifestations des Gilets jaunes : "Il ne peut pas y avoir de chaos", prévient le préfet Didier Lallement

Manifestations des Gilets jaunes : "Il ne peut pas y avoir de chaos", prévient le préfet Didier Lallement
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SÉCURITÉ - Didier Lallement a fait une revue des troupes samedi 12 septembre, peu avant 8 heures sur les Champs-Elysées. "Il faut que ces manifestations se passent pacifiquement", a prévenu le préfet de police de Paris avant les manifestations des Gilets jaunes.

Une revue des troupes pour le préfet de police avant le retour des manifestations des Gilets jaunes à Paris. Didier Lallement s'est rendu samedi 12 septembre au matin dans le secteur des Champs-Elysées, pour superviser le dispositif de sécurité qui encadrera les défilés prévus dans la journée. 

L'occasion pour le préfet de police de lancer un avertissement. "Ces manifestations doivent se produire à deux conditions", a-t-il énoncé, annonçant avoir mobilisé 160 motards supplémentaires (brigades de répression de l'action violente motorisées, BRAV-M) afin de garantir "un dispositif de mobilité, de réactivité". "Il faut qu’elles se passent pacifiquement, qu’il n’y ait pas de destruction". 

"La deuxième condition," a également prévenu le préfet de police, "c’est le respect des gestes barrières. J’appelle les uns et les autres à les respecter." 

"Il ne peut pas y avoir de destructions"

Après les annonces de Gérald Darmanin concernant l'usage des équipements de maintien de l'ordre, Didier Lallement a également assuré avoir "considérablement réduit l’usage du LBD" depuis les manifestations des Gilets jaunes fin 2018. "De façon permanente, nous allons réduire ces tirs. Les superviseurs mis en place [par le ministre de l'Intérieur] veilleront au bon usage du LBD.

"Aujourd’hui sur Paris, ce sont une dizaine de manifestations qui ont été déclarées", a également indiqué le préfet de police. "Parmi ces dix manifestations, quatre venaient des Gilets jaunes. J’en ai interdit deux. Il en reste deux. Vous voyez qu’il reste une possibilité d’expression pour ceux qui veulent manifester leurs opinions. Il y avait deux manifestations qui consistaient à défiler sur les Champs-Elysées. Il ne peut pas y avoir de destructions, de chaos. Je les ai interdites."

"J'ai entendu certains dire", a conclu Didier Lallement, "qu’il fallait venir sans pièce d’identité. Ce n’est pas sérieux. Nos dispositifs sont calibrés pour pouvoir faire ces vérifications." Une réponse à l'appelle d'une figure des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, à "ne montrer aucune carte d'identité" et à "appliquer la désobéissance civile". 

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