Bars et restaurants fermés à Marseille : "Il va y avoir un mouvement social de grande ampleur"

Bars et restaurants fermés à Marseille : "Il va y avoir un mouvement social de grande ampleur"
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CONTESTATION - Les acteurs du monde économique se rassemblent ce vendredi à Marseille pour protester contre les nouvelles mesures locales annoncées par le gouvernement afin de lutter contre le Covid-19.​ En première ligne, les cafés, les bars, les restaurants qui veulent manifester leur désaccord.

Entre les restaurants et le gouvernement, la guerre est déclarée. Face aux mesures sanitaires jugées trop drastiques annoncées par Olivier Véran, Marseille entre en résistance ce vendredi 25 septembre avec, comme symbole de la rébellion, une manifestation devant le tribunal de commerce. Patrons de bar, cafetiers... tous sont venus dénoncer la fermeture de leur établissement dans la cité phocéenne et dire "non au reconfinement économique". 

"Je veux prévenir le ministre que Marseille va vivre des moments insurrectionnels", avait assuré jeudi Bernard Marty, président de l’Umih des Bouches-du-Rhône, premier syndicat patronal des cafés, hôtels, restaurants, alors que certains restaurateurs laissaient déjà entendre qu’ils ne respecteraient pas l’obligation de fermeture prévue à partir de samedi. "On est prêts à s'exprimer tant qu'on peut et à crier avec force que nous ne voulons pas fermer nos établissements", précise-t-il ce vendredi sur LCI. "Il va y avoir à Marseille un mouvement social de grande ampleur, les cafetiers et les restaurateurs ne vont pas se laisser faire." 

Le président de l’Umih des Bouches-du-Rhône ajoute que, "peut-être", ce vendredi après-midi, "nous allons accueillir le ministre de la Santé qui déclare la fermeture des restaurants sans avoir, à l'heure qu'il est, pondu le moindre décret" : "On ne sait même pas à quelle heure on doit fermer, s'exclame-t-il. Cela prouve l'incompétence de ce gouvernement et l'incohérence que l'on vit depuis plusieurs mois (...) On se fera entendre, on criera partout haut et fort que l'on ne veut pas fermer." 

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Surtout, Bernard Marty ne comprend pas pourquoi les bars et les restaurants payent un "si lourd tribut" : "Dans tous les bars et restaurants, les gestes barrières sont respectés (...) et on serait les seuls à fermer ?" s'interroge-t-il, ne comprenant pas pourquoi les établissement sont ciblés alors que "dans les transports, dans les grandes surfaces, partout ailleurs, ce n'est pas respecté. Est-ce un geste de communication ? Est-ce que le ministre s'est trompé ? J'espère que c'est le cas. A un moment donné, il ne va pas falloir que les bars, les cafés et les restaurants devienne systématiquement les têtes de turc de ce gouvernement."

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Certes, s'il reconnaît que le gouvernement ne prend pas ses mesures sanitaires de gaieté de cœur, il remet en revanche en cause les demi-mesures, les mesures pour certains et pas pour d'autres : "Je dis simplement à Jean Castex que si jamais il y a des mesures sanitaires importantes à prendre à Marseille, ce n'est pas dans les bars et les restaurants qu'il faut les prendre. Et s'il veut effectivement nous sauver de ce drame qu'est le coronavirus, qu'il le fasse dans la France entière et partout dans Marseille."

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