Violences faites aux femmes : une étude recommande de "multiplier par six" le budget actuel

Violences faites aux femmes : une étude recommande de "multiplier par six" le budget actuel

NERF DE LA GUERRE - A l'approche de la journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes recommande de multiplier par six l'enveloppe actuellement allouée au parcours de mise à l'abri des femmes battues.

A trois jours de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la nécessité d'une alerte. Ce jeudi 22 novembre, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), en association avec la Fondation des femmes, publie un rapport dénonçant le manque de moyens alloués au parcours de sortie des femmes victimes de violences masculines.

Intitulée "Où est l'argent contre les violences faites aux femmes ?", cette étude a pour but "d'estimer le budget public annuel nécessaire pour une action de qualité permettant aux femmes victimes de violences conjugales d'en sortir". Résultat ? ce chiffre - un minimum - à hauteur de 506 millions d'euros. Une hypothèse haute établie par l'instance indépendante atteint même des besoins qui se chiffreraient à 1,1 milliard d'euros. 

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Un budget "insuffisant"

Des estimations qui sont bien loin du budget actuellement alloué aux différentes institutions accompagnant les femmes battues. Selon le HCEfh, les moyens, aujourd'hui, s'élèvent plus ou moins à 79 millions d'euros par an. Il existe une "volonté politique de l'Etat de lutter contre les violences faites aux femmes, avec une série de lois permettant de sanctionner les différentes formes de violences faites aux femmes", insiste le Haut conseil. "Cependant, le budget qui y est consacré reste restreint et insuffisant au regard des besoins identifiés." 

Il est donc recommandé de "multiplier cette enveloppe par six" afin "d'assurer aux femmes victimes de violences conjugales un réel accès à leurs droits". Ces moyens supplémentaires seraient à placer, en priorité, toujours selon le Haut conseil, dans l'hébergement spécialisé d'abord, dans les associations ensuite. D'où viendrait cet argent ? Des finances publiques, certes, mais surtout de financeurs privés, qui, selon l'étude "sont aujourd'hui quasi absents du financement de la lutte contre les violences faites aux femmes".  

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